
‘Quand vous devenez pessimiste, regardez une rose’ (Albert Samain)
Tunis, UNIVERSNEWS (Patrimoine) – C’est la saison de floraison des roses dans la Kairouannais. Plus de neuf cent hectares couverts de rosiers plantés en bordures ou en jardins offrent en effet et depuis plus d’une semaine un magnifique paysage au parfum odoriférant.
A Draa Tamar, à Gatrania de la délégation de Kairouan nord. A Khazazia, à Oulad Nhar, de la délégation de Kairouan Sud, comme à El Ouamria de la délégation de Chebika, les roses et plus particulièrement la rose de Damas –la reine des roses– avec l’éclat et le parfum la rendent sans égale, ont fait leur apparition.
Une tradition qui se perpétue
Tout le long des remparts, du côté de la porte de Tunis (Bab Tunes) à l’entrée nord de l’ancienne médina, un spectacle parfumé se présente sur les trottoirs transformés depuis le début du mois de Ramadan en jardin multicolore, où fleurs de bigaradier, feuilles de géranium se mêlent aux bouquets de romarin, de thym, de myrte, et autres herbes médicinales, reconnues pour leurs bienfaits sur la santé, dans l’attente de l’arrivée prochaine des roses au parfum inégalable.
Malgré les prix jugés excessifs par les consommateurs –(la botte de géranium parfumé à 2 dinars. Alors que le kilogramme de fleurs de bigaradiers a dépassé, le matin 2 avril, les 10 Dinars -contre 8 dinars avant l’Aïd El Fitr- ce marché qui n’a pas encore atteint son paroxysme attire les familles kairouanaises pour acheter ces fleurs et ces feuilles en vue de distiller l’eau et en extraire l’huile avant de les conserver dans de jolies carafes ’feshkas’.
Quant aux industriels, ils préfèrent se rendre sur place, c’est-à-dire dans les roseraies de la région pour acheter d’importantes quantités de ces fleurs, essentiellement utilisées dans la parfumerie, et qui font du Kairouanais un des principaux producteurs de roses dans le pays. (Néji Khammari)