De nouveaux mouvements de protestation ont été enregistrés cet après-midi du dimanche 1er décembre 2019, à Jelma, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, après une accalmie le matin. Les protestataires ont fermé la route nationale n°3, reliant Gafsa à Tunis, au niveau de l’entrée de la ville.
Des protestataires ont indiqué dans des déclarations à l’Agence TAP, qu’ils revendiquent un examen urgent de la situation de la délégation de Jelma, pour la faire bénéficier de projets de développement, permettant d’employer les jeunes chômeurs.
Pourtant, ce matin, le calme était revenu, à Jelma, après les affrontements qui s’étaient poursuivis, samedi soir, jusqu’à minuit, entre les forces de l’ordre et les protestataires. Ces derniers avaient fermé plusieurs artères de la ville et jeté des pierres sur les policiers qui avaient riposté par des tirs de lacrymogène. Un agent a été blessé et plusieurs manifestants ont été asphyxiés au gaz lacrymogène. Ils ont été transportés à l’hôpital local de Jelma.
Des affrontements avaient éclaté samedi soir, entre un groupe de jeunes manifestants de Jelma et les forces de sécurité, immédiatement après les funérailles du jeune Abdelwahab El Hablani, qui avait succombé vendredi soir, après s’être immolé par le feu. Une tension perceptible régnait dans la ville depuis vendredi, après l’acte désespéré perpétré par El Hablani en protestation contre le non paiement de son salaire, durant plus de deux ans, alors qu’il travaillait dans le cadre du mécanisme 16.
Les affrontements avaient éclaté entre manifestants qui avaient fermé la route nationale n°3, en érigeant des pierres et mettant le feu aux pneus tout en lançant des pierres alors que les forces de sécurité faisaient usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, selon des témoins.