Plus de 65 mille étudiants sont hébergés dans des foyers publics en Tunisie dont 25.149 étudiants hébergés dans les foyers du Nord du pays dont 15.376 au Sud et 13.243 dans le Centre du pays.Toutefois, c’est trop souvent le parcours du combattant pour en bénéficier. Nombreux sont les étudiants dans des situations de précarité sont obligés de louer ailleurs.
Lotfi Riahi, président de l’Organisation d’orientation du consommateur, a tiré la sonnette d’alarme concernant les charges financières croissantes auxquelles font face les familles à l’approche de la rentrée universitaire. Il a expliqué que l’État ne couvre qu’environ 20 à 30 % des besoins des étudiants en matière de logement universitaire, que ce soit via des foyers ou des résidences universitaires. Ce qui contraint une grande partie d’entre eux à se tourner vers le marché locatif privé.
Le président de l’organisation a noté que cette situation coïncide avec une hausse sensible des prix des loyers, précisant que le coût du logement varie selon la zone géographique, le type de logement et le fait que l’étudiant vive seul ou en colocation avec d’autres étudiants.Lotfi Riahi a indiqué que le loyer pour un étudiant vivant seul peut débuter aux alentours de 350 dinars par mois, tandis que le coût est plus élevé pour la colocation. Le prix d’une chambre peut varier entre 550 et 600 dinars par mois, voire dépasser ce montant selon le type de logement, son emplacement et ses équipements, précisant que ce coût ne se limite pas au loyer, mais englobe également les frais d’eau, d’électricité et d’internet, ainsi que les dépenses liées à l’alimentation, au transport et aux besoins quotidiens.
Le président de l’Organisation de défense du consommateur a affirmé que ces dépenses représentent un fardeau croissant pour les ménages .En effet, si certaines familles parviennent à couvrir les frais de la première année universitaire, elles peinent souvent à assumer les mêmes coûts les années suivantes. Riahi a fait remarquer qu’un étudiant choisissant de vivre seul supporte un coût plus élevé, alors que le partage du logement avec des camarades peut permettre de réduire certaines dépenses, sans pour autant éliminer les autres charges liées aux études et à la vie hors du domicile familial,exhortant les familles à anticiper ces dépenses, étant donné que le coût des études des enfants loin de leur lieu de résidence implique désormais un ensemble complet de frais.
Mohamed Sélim




