Des chômeurs de la ville de Menzel Bouzaiane (gouvernorat de Sidi Bouzid) ont entamé une marche à pied vers Tunis, la capitale, pour protester contre l’indifférence face à leur revendication d’emploi, qu’ils portent depuis plusieurs semaines. Ils exigent l’application de la loi n° 18 prévoyant leur recrutement, une mesure attendue depuis la publication de ce texte au Journal officiel il y a plusieurs mois.Les participants ont réaffirmé leur détermination à défendre leur cause, malgré l’indifférence des autorités, considérant leur revendication comme un droit constitutionnel légitime après des années d’études. Ils demandent également la libération de Karim Teraâ, dont le nom a été associé à leur mobilisation.
Cette marche vers la capitale marque une nouvelle étape du mouvement des chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur, lancé il y a plusieurs semaines dans différentes régions du pays.Les demandeurs d’emploi espèrent que leurs voix trouveront un écho auprès des autorités, avec pour objectif d’atteindre le palais présidentiel de Carthage.
Héla Nabli




