
Tunis, UNIVERSNEWS (Justice) – Le procès d’un certain nombre de personnalités de l’opposition arrêtées dans le cadre de ce que l’on appelle l’affaire de la « conspiration contre la sécurité de l’État » débutera à distance, aujourd’hui, mardi 4 mars 2025, «pour des raisons de sécurité», comme l’ont affirmé les pouvoirs publics.
L’affaire concerne une quarantaine d’accusés, dont l’ancien secrétaire général du Parti du Courant Démocrate, Ghazi Chaouachi, les dirigeants du Front de salut national, Jawhar Ben Mbarak, Ridha Belhaj, Issam Chebbi, l’ancien dirigeant du mouvement Ennahdha, Abdelhamid Jelassi, et le dirigeant d’Ennahdha et ancien ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, en plus de l’homme d’affaires Kamel Letaïef et de Khyam Turki.
De nombreuses parties ont contesté le déroulement de ce procès à distance, exigeant un procès public avec la présence de la presse, surtout, mais les pouvoirs publics ont tenu bon et fait de telle sorte que le jugement se déroule de la manière prévue.
Le Parti des Travailleurs a fait part, lundi, de son rejet de la décision de tenir, à distance, le procès de l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’Etat ». Dans une déclaration publiée lundi, le parti a appelé toutes les forces démocratiques et progressistes à « s’opposer à ce qu’il considère comme un procès politique inique et à tous les autres procès d’opinion, et à réclamer la libération des détenus politiques ». Il a demandé de « garantir les conditions d’un procès équitable pour toute personne ayant commis un crime ».
Pour le Parti des Travailleurs, « le recours au procès à distance sous des prétextes fallacieux témoigne de ce qu’il considère comme une volonté du pouvoir en place de contrôler le déroulement du procès ».
Pour rappel, le Tribunal de première instance de Tunis, a décidé de tenir, à distance, les audiences de ce procès jusqu’à ce que l’affaire soit tranchée dans sa totalité.