
Tunis, UNIVERSNEWS (Météo) – Un conseil ministériel restreint tenu, mercredi, 27 août courant, sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zâafrani Zenzri, a été consacré au dossier de la formation paramédicale dans les établissements privés d’enseignement supérieur.
Lors de cette réunion, rapporte un communiqué, le conseil a pris une série de mesures :
- Annulation des décisions prises lors de deux séances de travail ministérielles, tenues respectivement, les 5 mai 2011 et 7 juin 2012 et portant suspension de l’octroi des agréments aux fins de création de nouveaux établissements privés d’enseignement supérieur dans le domaine paramédical.
- Reprise du recours à la procédure d’octroi des agréments pour créer de nouveaux établissements privés d’enseignement supérieur paramédical.
- Révision du cahier des charges relatif à la création de ces établissements et détermination de la capacité maximale d’accueil des étudiants, toutes spécialités paramédicales confondues, en fonction de la disponibilité des stages, du corps enseignant et des besoins du pays en matière de formation.
- Nécessité de mettre en place une grille de critères d’admission des étudiants dans le secteur privé prenant en considération les résultats et le type du baccalauréat des candidats, le test psychotechnique, ainsi que la mise à la disposition du secteur privé d’une cartographie spécifique aux créations selon les spécialités.
- Nécessité de garantir une formation de haute qualité, en termes de niveau minimum requis des étudiants, de qualité et de modernité des programmes.
- Recommandation pour intégrer la simulation, les technologies modernes et les langues dans la formation dans la perspective de répondre au mieux aux normes nationales et internationales ainsi qu’aux besoins du marché de l’emploi.
- Nécessité de fournir un nombre suffisant de stages de qualité, des enseignants et encadrants expérimentés et compétents, ainsi que des espaces d’enseignement et de formation appropriés.
- Multiplier les visites d’inspection auprès des établissements privés, tout au long de l’année, par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et prendre à cet effet les mesures appropriées pour réglementer et renforcer le contrôle du système d’enseignement supérieur privé dans le domaine paramédical, y compris l’obtention par ces établissements de décisions portant homologation des spécialités proposées.
- Impératif de mettre en place un système qualité au sein des établissements privés d’enseignement supérieur paramédical et de former une commission technique composée de représentants du ministère de la Santé et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Cette commission ad hoc aura pour mission de revoir le cahier des charges, d’établir la nomenclature nationale des spécialités et de recenser les mesures à prendre pour renforcer le contrôle du système de l’enseignement supérieur privé dans le domaine du paramédical.
Pour le conseil, il s’agit de répondre aux besoins pressants du marché local de l’emploi, notamment, en raison de la pénurie enregistrée sur les listes d’attente dans les directions régionales de la santé, notamment, pour les sciences infirmières, ainsi que de répondre à une demande internationale sans cesse croissante en cadres paramédicaux, illustrée à travers les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).