
Tunis, UNIVERSNEWS (MONDE) – Les toutous de l’Oncle Sam et les lécheurs de bottes de Trump jubilent, surtout avec le soutien américain qui va leur permettre d’obtenir la bénédiction du monde occidental pour la levée des sanctions contre la Syrie qui durent depuis environ 47 ans… soit la période du régime d’Assad, père et fils.
Donald Trump en tant que parrain de l’entité sioniste demande, bien sûr, une contrepartie qui, soyons sûrs, sera acceptée par le nouveau maître de Damas, un rejeton de la nébuleuse terroriste. Il exige, tout simplement, le rétablissement des relations entre Damas et Tel Aviv, et l’adhésion de la Syrie au protocole d’Abraham… ce qui semble déjà acquis !!!
Le président américain Donald Trump a signé lundi un décret formalisant le démantèlement des sanctions américaines contre la Syrie, une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays après la chute de Bachar Al-Assad. « Il s’agit d’un effort pour promouvoir et soutenir le chemin du pays vers la stabilité et la paix », a déclaré à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avant la signature du décret à huis clos. Et voilà, qu’avec un coup de baguette magique de l’Oncle Sam, on transforme l’un des minables terroristes en héros de guerre qui côtoient les grands de ce monde!!!
Le président Trump avait créé la surprise en annonçant lors d’une visite à Riyad le 13 mai la levée des sanctions américaines, disant vouloir « donner une chance de grandeur » aux nouvelles autorités de Damas. Il avait aussi rencontré le lendemain le président syrien par intérim, Ahmad al-Charaa, à la tête de la coalition rebelle dirigée par le groupe islamiste Hay’at Tahrir el-Cham (HTC) ayant renversé en décembre le président syrien.
Depuis, Washington a assoupli la plupart de ses sanctions pour faciliter le retour de la Syrie dans le système financier international et met en œuvre des autorisations pour encourager de nouveaux investissements en Syrie. Le département d’Etat a délivré une dérogation au titre de la « loi César » sur la protection des civils en Syrie. Cette loi de 2020 prévoyait des sanctions sévères contre toute entité ou entreprise coopérant avec le pouvoir déchu de Bachar al-Assad.
La Syrie, dirigée par le clan Assad pendant plusieurs décennies, fait l’objet de sanctions internationales depuis 1979. Celles-ci ont été renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar Al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, élément déclencheur de la guerre. Le décret présidentiel, qui évoque les « mesures positives » prises par les autorités syriennes depuis la chute d’Assad, démantèle l’architecture globale qui entoure les sanctions américaines, dont une déclaration « d’urgence nationale » en date de 2004.
La levée des sanctions américaines survient alors que le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a affirmé lundi qu’Israël était « intéressé » par une normalisation de ses relations avec la Syrie et le Liban dans le cadre des accords d’Abraham de 2020.
Parrainés par le président américain lors de son premier mandat à la Maison Blanche, ces accords ont vu Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Maroc et le Soudan établir des liens formels avec Israël. L’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack a assuré à ce sujet lundi que les frappes israéliennes contre l’Iran avaient offert une « fenêtre de tir qui n’a jamais existé » auparavant au Moyen-Orient.