
TUNIS – UNIVERSNEWS Le président américain Donald Trump a lancé une colossale charge commerciale contre le monde. C’est plutôt vis-à-vis de ses partenaires commerciaux, confirmant ainsi sa stratégie de taxes différenciées par pays, s’appliquant à l’ensemble des biens importés. La Tunisie est concernée par cette décision et elle verra ses exportations vers les États-Unis soumises à une charge douanière de l’ordre de 28%.
Le Cambodge est taxé à 49%, le Vietnam (46%), la Thaïlande (36%), la Chine (34%), l’Indonésie (32%), Taïwan (32%), la Suisse (31%). Parmi les autres pays lourdement taxés figurent l’Inde (26%), la Corée du Sud (25%), le Japon (24%), l’Union-Européenne (20%) ou encore l’Afrique du Sud (30%).
La prise de parole du président américain a eu des effets immédiats sur l’économie : le billet vert a perdu jusqu’à 1,09% à 1,0924 dollar vers 21H17 heure française. Il reculait également face à la livre, lâchant jusqu’à 0,75% à 1,3025 dollar.
Dans une déclaration rapportée par le Figaro, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé, ce jeudi 3 avril 2025, que les nouveaux droits de douane annoncés par le président américain Donald Trump étaient «un coup dur» pour l’économie mondiale. Regrettant «profondément» cette décision, elle a affirmé que les Européens étaient «prêts à réagir» et travaillaient déjà à «un nouveau paquet de contre-mesures» au cas où les négociations avec l’administration américaine, ardemment souhaitées par l’UE, devaient échouer.
Tokyo a estimé jeudi que l’offensive douanière du président américain Donald Trump, avec un taux de 24% imposé aux produits japonais, pourrait contrevenir aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et au traité commercial entre les deux pays.
Des sources étrangères ont toutefois estimé que ce texte n’a pratiquement aucune chance de devenir une loi. Mais il s’agit d’une défaite symbolique pour Donald Trump au Congrès, où le parti républicain contrôle les deux chambres, et où le président américain n’a rencontré que peu d’opposition depuis son retour au pouvoir.
Quatre sénateurs républicains l’ont soutenu, ajoutant leurs voix à celles de tous les démocrates. Par 51 voix contre 48, le Sénat a ainsi voté pour rejeter l’urgence nationale déclarée à la frontière par Trump, un argument qu’il utilise pour justifier l’imposition de droits de douane de 25% sur les importations venues du Canada.
Ce désaveu reste purement symbolique, car le texte a besoin d’être approuvé par la Chambre des représentants pour devenir loi. Or Mike Johnson, chef républicain de la Chambre, a déjà annoncé qu’il bloquerait le vote du texte.