
UniversNews (Politique) – Les relations entre la Tunisie et l’Union Européenne ont dominé la scène politique en Tunisie, au cours de cette semaine, avec des développements qui ne peuvent que dévoiler que tout n’est pas pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles, entre les deux parties.
Principal problème des divergences, c’est que les deux partenaires ne voient pas la situation de la même manière… avec, en plus, une absence de communication, d’information et de dialogue qui ne sont pas de nature à améliorer l’état des relations dominés par une lutte d’intérêts et, en particulier, de priorité.
Certes, l’Union européenne doit avoir honte de parler de démocratie et de droits de l’Homme, face au massacre de palestiniens qu’ils cautionnent, sous prétexte que le Hamas est une organisation terroriste, alors que les morts sont des vieillards, des femmes, des enfants et des pères de famille qui n’ont rien à voir avec la guerre !!!
Certes, la Tunisie n’est pas dans la même situation et que le pays ne cherche qu’à protéger ses intérêts face à un diktat européen qui veut l’obliger de devenir une terre d’accueil et de résidence pour les migrants subsahariens dont les pays ont été grugés de leurs richesses… et qui continuent à l’être… par ces mêmes Occidentaux. L’Europe ne fait que récolter la monnaie de sa pièce… Toutefois, elle a encore un certain poids pour influencer le déroulement des événements dans le monde et, particulièrement, dans la région méditerranéenne.
Pour la Tunisie, elle trouve la brèche de l’article 56 est en train de faire une hécatombe dans les rangs des politiciens, des académiciens, des journalistes, des membres des organisations de défense de droit de l’homme… avec des emprisonnements de personnes dont la culpabilité peut être, facilement, établie, et d’autres qui sont des dommages collatéraux… et l’exemple de l’avocate Sonia Dahmani -sans parler d’autres, comme le magistrat Ahmed Souab- a fait la une, dans le développement malheureux des relations Tunisie-UE !!!
Sans prendre parti pour qui que ce soit, la majorité des citoyens s’apitoient sur le sort de Sonia Dahmani et a applaudi, en fin de compte, sa libération… entourée de beaucoup de mystères, avec certains qui affirment qu’elle a eu lieu, une heure avant le vote de l’Union européenne sur la situation politique en Tunisie et son appel à l’élargissement de l’avocate qui a passé un an et demi en prison.
La rencontre entre l’ambassadeur de l’UE et le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) n’a fait qu’attiser la tension, surtout après la convocation par le président Kaïs Saïed de Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne, pour « lui exprimer une protestation ferme concernant le non-respect des règles diplomatiques », selon les termes de la présidence tunisienne, alors qu’on n’a pas fait cas de la rencontre du représentant de l’UE, avec le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), la centrale patronale.
Interrogé le 26 novembre par des journalistes à Bruxelles, un porte-parole de l’Union européenne a rappelé qu’«il est courant et que cela fait partie de leurs fonctions que les diplomates, où qu’ils se trouvent dans le monde, dialoguent avec un large éventail d’interlocuteurs» et que «cela inclut des contacts avec des organisations de la société civile».
Cela peut «grandement contribuer à renforcer la coopération bilatérale et à améliorer la qualité du dialogue», a ajouté le porte-parole, tout en soulignant que l’UE a « pris note des messages transmis par le président Saïed ».
En rencontrant Noureddine Taboubi, l’ambassadeur européen avait « réaffirmé sa volonté de poursuivre le dialogue avec l’UGTT et de continuer à soutenir la Tunisie sur les plans social et économique, dans divers secteurs », selon la délégation à Tunis. De son côté, le secrétaire général de l’UGTT avait appelé à renforcer et développer la coopération entre la Tunisie et l’Union européenne.
L’intérêt de toutes les parties est de calmer le jeu, parce qu’il y a trop d’intérêts communs et la région a besoin d’un minimum de stabilité et de coopération. (F. SNOUSSI)



