
UniversNews (MONDE) – C’est l’ironie du sort, dans la nouvelle configuration du monde dont l’esquisse est en train d’être tracée par le président américain, Donald Trump. Après avoir installé les dirigeants d’un groupe terroriste dont le chef a été installé au pouvoir en Syrie, voilà que Washington mène des opérations militaires pour combattre un autre groupe terroriste… et cela avec l’aide d’un pays arabe!!!
Ahmed al-Charaa, également connu par son nom de guerre d’Abou Mohammed al-Joulani né le 29 octobre 1982 à Riyad, en Arabie saoudite, est devenu un homme d’État, avec un passé des plus sombre, en ayant été ancien commandant djihadiste, fondateur et le chef du Front « Jabhet al-Nosra », puis de Hayat Tahrir al-Cham, et, actuellement, investi en tant que République arabe syrienne « à titre transitoire » depuis le 29 janvier 2025, tout en ayant le glaive de Donald Trump qui pèse sur sa tête.
Le groupe jihadiste Etat islamique a été visé par les Etats-Unis dans le cadre d’une opération sur le territoire syrien. Dans un communiqué diffusé sur X, samedi 10 janvier, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a expliqué avoir mené, « en collaboration avec des forces partenaires, des frappes à grande échelle contre plusieurs cibles de l’EI à travers la Syrie », dans le cadre de leur réponse à une attaque ayant tué trois Américains en décembre dans ce pays.
Dans la foulée, la Jordanie voisine a déclaré dimanche avoir participé à cette opération, « dans le but de neutraliser les capacités des groupes terroristes et de les empêcher de se réorganiser ou d’utiliser ces zones » pour lancer des attaques menaçant « la sécurité régionale », selon un communiqué de l’armée. Les Etats-Unis avaient déjà ciblé le groupe jihadiste depuis l’attaque meurtrière, imputée par Washington à l’EI, qui avait tué deux militaires et un interprète américains le 13 décembre dans la région désertique de Palmyre.
Fin décembre, ils avaient annoncé avoir frappé des « bastions » du groupe jihadiste, avec déjà le soutien de la Jordanie. Au moins cinq membres de l’EI avaient alors été tués, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, une ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.
Ces frappes menées en décembre ont marqué la première intervention rapportée des forces américaines en Syrie depuis la chute de Bachar Al-Assad, en décembre 2024. Début janvier, le Royaume-Uni et la France avaient aussi mené conjointement des frappes pour empêcher, selon Paris, « la résurgence » de l’organisation terroriste.
Pendant la guerre civile, déclenchée en 2011 par des manifestations prodémocratie, l’EI avait contrôlé de vastes territoires, dont la région de Palmyre, avant d’être défait par la coalition internationale en 2019. Malgré sa défaite, ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent épisodiquement de mener des attaques.



