Les vestiges romains de Néapolis mis au jour par la violence des vagues

UniversNews (Patrimoine) – La cité côtière les plus anciennes de l’histoire de l’humanité, Néapolis, à Nabeul est tombée sous l’effet de changements climatiques. Pendant des millénaires, les vestiges de Néapolis demeurèrent cachés sous près de 4 mètres d’eau, recouverts d’une épaisse couche de sable. Au cours de cette tempête qui s’est abattue avec une rare violence sur Nabeul entre lundi et mardi 20 janvier 2026, les modifications des courants et le changement climatique entraînèrent cependant l’érosion de la barrière naturelle qui protégeait le site.
En effet, l’érosion soudaine du littoral notamment au niveau de Sidi Mahrsi a relevé la présence de vestiges antiques mis au jour par la violence des vagues. Ces vestiges romains ont été découverts sous l’eau. Il s’agit d’une partie de la cité antique de Néapolis, engloutie après un tsunami en 365 après J.-C. C’est une découverte importante qui a été faite près des côtes de Nabeul qui devrait permettre de relancer les recherches archéologiques à Néapolis, dans une zone où le patrimoine n’a pas toujours été bien protégé.
Pour preuve, les hôtels et autres bâtiments sont nombreux à avoir été construits directement sur les ruines de l’ancienne ville de Néapolis, dont une partie a été découverte sous la mer. C’est dommage parce que c’est un monument qui disparaît totalement alors que le fait de le fouiller et de le mettre en valeur apporte un plus à Néapolis et aux visiteurs. Là, il est définitivement enterré.
Ces ruines seraient celles de l’antique Néapolis, cité punique puis romaine prospère, engloutie il y a près de deux mille ans. Ce site de Néapolis fut d’abord un comptoir carthaginois évoqué par l’historien grec Thucydide avant de devenir une colonie de l’Empire romain. Aujourd’hui, « le plus important n’est pas de fouiller mais de conserver » ces vestiges, pour en faire « une réserve archéologique pour les générations futures », a jugé Mounir Fantar, chercheur en archéologie. (M.S)



