
UniversNews (SEF) – Les dividendes distribués de l’exercice 2024 par les sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont réalisé une progression de 13,4% pour atteindre 1580 millions de dinars (MDT), a annoncé la Bourse de Tunis (BVMT), dans une note rendue publique, ajoutant que cette performance est d’autant plus appréciable qu’elle intervient après deux augmentations successives en 2023 (+10,6%) et 2022 (+10,8%).
La BVMT a précisé que les bénéfices individuels des sociétés cotées à la Bourse de Tunis se sont également inscrits sur une dynamique de croissance régulière sur la période. En effet, la proportion de sociétés distributrices s’est nettement améliorée sur la période, passant de 60% en 2022 à 66% en 2024, malgré le fait que la cote a été réduite de huit sociétés sur la période 2022/2024 suite aux radiations.
Ainsi, le nombre des sociétés non distributrices a diminué pour s’établir à 25 en 2024 contre 33 en 2022. Il importe de noter qu’environ un tiers des sociétés non distributrices sont bénéficiaires (10 sur 29). Les bénéfices générés par celles-ci ont servi au renforcement des fonds propres, soit pour consolider les réserves, soit pour résorber les pertes antérieures, a expliqué la BVMT.
La BVMT a précisé que les Sociétés financières concentrent plus de 61% du total des montants distribués confirmant ainsi leur statut de locomotive du marché en matière de dividendes. La contribution du secteur «Biens de consommation» est, à son tour, en amélioration continue sur la période en passant de 23% en 2022 a 25% en 2024. Ce positionnement avancé (2ème) revient principalement à la SFBT qui représente 53% du secteur et 14% du marché. Ces deux secteurs, cumulant 86% du total des dividendes en 2024, ont enregistré des hausses respectives de 9,5% et 19,2%.
À l’échelle mondiale, les dividendes distribués au titre de l’exercice 2024 ont atteint 1750 milliards de dollars, en progression de 6,6% par rapport à l’exercice 2023, selon le rapport Global Dividend Index de Janus Henderson. Cette hausse des dividendes distribués au niveau international traduit la volonté des grandes entreprises à mettre en œuvre une politique de rémunération des actionnaires évolutive et récurrente.



