
UniversNews – La fin du mois de février marque un tournant important pour le Tribunal administratif, avec le départ à la retraite de son 1er président actuel, Abdessalem Mehdi Grissiaâ, après presque dix ans à la tête de la plus haute juridiction administrative du pays.
Nommé le 1er avril 2016, à la tête du Tribunal administratif, sous le gouvernement de Habib Essif, le magistrat aura accompagné l’institution durant une période particulièrement sensible, marquée par des transitions politiques successives et par un contentieux administratif de plus en plus dense.
Grissiaâ qui était magistrat au sein de la même juridiction, avait succédé à Mohamed Fawzi Ben Hammed.
À l’approche de l’échéance, une interrogation centrale se pose : qui lui succédera ?
Conformément aux textes régissant la magistrature administrative, la désignation du président du Tribunal administratif obéit à des procédures spécifiques, impliquant les instances compétentes et l’autorité de nomination. Toutefois, à ce stade, aucun nom n’a officiellement émergé.
Une autre hypothèse circule dans les milieux juridiques : celle d’un éventuel maintien en fonction au-delà de l’âge légal de la retraite. Le recours à la prolongation après l’atteinte de l’âge statutaire n’est pas inédit dans certaines hautes fonctions de l’État, mais il demeure encadré juridiquement et dépend d’une décision expresse des autorités compétentes.
Après plus d’une décennie à la tête de l’institution, le président sortant laisse un bilan marqué par la gestion de dossiers sensibles, notamment en matière électorale, de contentieux administratif et de contrôle de légalité des actes publics.
La séquence qui s’ouvre pourrait ainsi constituer un moment charnière pour le Tribunal administratif, dans un contexte national où les équilibres institutionnels et la stabilité des juridictions restent des enjeux majeurs.
KS



