À la uneL’édito

« Le 1 1 septembre »… vingt-cinq ans après, la malédiction continue…??!!

TUNIS – UNIVERSNEWS Vingt-cinq ans, jour pour jour, depuis que les tours jumelles se sont effondrées sur l’écran de la planète entière, et le monde n’a toujours pas fini de payer la facture de ce 1 1 septembre

2001 …!!! Un quart de siècle plus tard, force est de constater que cette date maudite n’a jamais cessé de se réincarner, sous d’autres formes, dans d’autres régions, avec d’autres acteurs… comme si l’Histoire s’entêtait à nous répéter la même leçon, sans que nous soyons capables de l’entendre.

Nous l’avions écrit, ici même, au lendemain du déclenchement de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », dans un édito qui avait pour titre « Le 1 1 septembre du Moyen Orient… ??!! » : que les répercussions du 7 octobre 2023 allaient, à l’image de celles du 1 1 septembre 2001 qui avaient enfanté le « printemps arabe », redessiner la région tout entière, avec en ligne de mire une question restée, alors, en suspens… « Ces décisions toucheront-elles l’Afrique du nord, qui pour les Américains fait partie intégrante du Grand Moyen Orient…??!! »

Deux ans après, la réponse est en train de s’écrire sous nos yeux… et elle n’est guère rassurante !!!

Car voilà que le Maghreb, qui pensait pouvoir se tenir à l’écart de cette reconfiguration régionale, se retrouve, à son tour, rattrapé par les mêmes lignes de fracture. La rupture spectaculaire des relations diplomatiques entre Alger et Abou Dhabi, hier – veille comme un symbole, du 25e anniversaire du 1 1 septembre- n’est pas un simple incident bilatéral entre deux capitales qui se boudent…!!! Elle est la traduction, en Afrique du Nord, de ce même affrontement d’influences qui a fait main basse sur le Moyen Orient depuis 2001 , puis depuis 2023 : celui entre les puissances du Golfe, engagées dans la normalisation avec israel via les accords d’Abraham, et les Etats qui refusent d’en payer le prix… !!!

L’Algérie, aujourd’hui, campe sur la ligne du refus de toute normalisation avec Israël, quand d’autres capitales arabes et particulierement son voisin , le Maroc ont choisi d’en faire un levier stratégique…

Reste, à présent, la vraie question, celle que le temps seul pourra trancher :

l’Algérie réussira-t-elle à tenir cette détermination, envers et contre les pressions et les recompositions à l’œuvre dans la région…??!!

Ainsi va le « Grand Moyen Orient » revisité… Ce n’est plus seulement Beyrouth, Damas ou Sanaa qui payent le prix des recompositions engagées depuis un quart de siècle, c’est désormais Alger et Abou Dhabi qui se tournent le dos, à quelques encablures de Tunis…!!! Et il serait bien naïf de croire que le Maghreb pourra, longtemps encore, se contenter du rôle de spectateur.

Vingt-cinq ans après les tours jumelles, deux ans après le

 « Déluge d’Al-Aqsa », l’histoire n’a pas fini de nous donner raison, hélas… et la seule question qui vaille, aujourd’hui, est de savoir jusqu’où cette onde de choc va continuer à redessiner nos frontières, nos alliances et nos certitudes.

Tout porte à croire que ce qui se joue, là, n’est que le début d’un vaste chambardement… et d’un changement de fond, appelé à se poursuivre, précisément, dans cette région d’Afrique du Nord où la Tunisie occupe un positionnement stratégique de premier plan, au carrefour du Maghreb, du Sahel et de la Méditerranée !!! Un positionnement qui, s’il constitue un atout indéniable, impose, aussi, une vigilance de tous les instants, tant notre pays ne pourra pas indéfiniment se tenir à l’abri des secousses qui frappent, tour à tour, ses voisins immédiats.

MUSTAPHA MACHAT

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