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L’UGTT… à la croisée des chemins!!??

* Les divergences persistantes creusent le fossé entre la centrale syndicale et les régions

UniversNews (Social) – L’UGTT connaît une accélération frappante de ses turbulences internes. Des divergences de plus en plus vives autour de la tenue des congrès régionaux et de la gestion de la phase transitoire dans plusieurs fédérations élargissent, jour après jour, le périmètre de la crise  que traverse la centrale syndicale… Une crise qui, loin de se résorber, semble aujourd’hui s’installer dans la durée.

Fait qualifié d’historique: le bureau exécutif de l’union régionale du travail à Médenine a décidé de suspendre intégralement son activité syndicale, en signe de protestation contre la situation organisationnelle. Une décision qui place la direction centrale devant un véritable test de sa capacité à gérer les dissensions au sein du bureau exécutif national et à contenir l’embrasement.

Parallèlement, le paysage syndical à Gafsa s’oriente vers un dénouement judiciaire. La justice devrait prochainement statuer sur le recours en référé contestant les résultats du congrès et réclamant la désignation d’une commission de gestion provisoire — une échéance qui vient encore compliquer un tableau déjà chargé.

Ces tensions se conjuguent à d’autres différends internes, notamment une sanction de suspension prononcée contre un membre d’un bureau exécutif régional, laquelle a fait l’objet d’une contestation formelle auprès de la direction centrale : l’intéressée dénonce ne pas avoir été convoquée ni entendue avant que la décision ne soit prise, dans un climat marqué par un différend aigu avec le secrétaire général régional concerné.

Face à cette effervescence, les représentants des régions de Médenine et de Kasserine ont, lors des travaux de la commission administrative nationale, insisté sur la nécessité de tenir au plus vite les congrès régionaux reportés, rejetant tout nouvel ajournement… allant jusqu’à brandir la menace d’un boycott des réunions si aucune date claire n’était fixée.

Au cœur de ces turbulences resurgit également la problématique, récurrente mais préoccupante, du recul des adhésions syndicales et de la désaffection croissante à l’égard de l’engagement militant, particulièrement marquée dans les rangs de la fonction publique — signe que la crise organisationnelle n’est peut-être que le symptôme d’un mal plus profond.

L’organisation syndicale se retrouve ainsi à la croisée des chemins, son avenir suspendu à la capacité de sa direction à désamorcer la crise avant qu’elle ne se transforme en rupture ouverte entre le centre et les structures régionales.

Si la direction parvient à traverser cette étape par le dialogue, le consensus et le respect des mécanismes légaux et organisationnels, la crise actuelle pourrait bien se muer en une opportunité de remise en ordre de la Centrale syndicale et de renforcement de sa cohésion. Mais si les divergences persistent sans issue claire, le risque d’un fossé grandissant entre la direction centrale et les régions demeurera bien réel — au point de placer l’UGTT devant l’une des étapes les plus sensibles de son histoire récente.

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