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Malek Sassi Boughzala (Coach parental) comment le triangle parent-enfant-enseignant peut fonctionner dans son régime optimal ?

Tunis – Univers News : Mon enfant a-t-il un bon enseignant cette année ? Si tu es parent, cette question peut te traverser l’esprit en début d’année et c’est normal ! Tu veux que ton enfant évolue dans un environnement soutenant, développe ses apprentissages académiques et sociaux, se sente bien et soit en sécurité à l’école. Tu veux être vraiment sereine !Malgré sa bonne intention, cette question peut t’emmener droit dans le mur : tensions, malentendus, conflits… Il ne s’agit pas de la personne mais de l’expérience ! La vraie question pourrait être : avec cet enseignant, qu’est-ce qui va sembler facile, nouveau ou difficile pour mon enfant ? Qu’est-ce qui lui conviendra ? Qu’est-ce qui nécessitera un ajustement ?
Univers.news : Qu’est-ce qui déclenche les tensions entre parents et professionnels justement ?
Malek Sassi : Les questions de parent cherchent souvent à comprendre ou améliorer une situation : « Pourquoi mon enfant est assis là ? », « Pouvez-vous faire ceci à la place de cela ? »… Mais elles peuvent être perçues comme une remise en question, une intrusion. Très vite, la tension monte et on s’égare de l’essentiel : l’enfant.
Dans l’autre sens, si l’enseignant te dit : « Votre enfant a encore eu des difficultés, fait des bêtises et bavardé aujourd’hui », tu peux entendre : « Vous ne faites pas assez pour votre enfant » ou « Votre enfant a un problème ». Cela peut t’énerver, te faire peur ou te donner l’impression que l’enseignant vient de te filer une grosse pierre à ta charge. Le stress monte, tu te défends, contre-attaques… et on s’égare de l’essentiel : l’enfant !
Les mots comptent, mais pas seulement. Le ton, les émotions et les mimiques comptent aussi ! Aurons-nous à lire cette phrase une première fois avec une posture fermée, les sourcils froncés, puis une deuxième fois avec ouverture, sans attentes, sans jugement, sans peur, avec confiance :
« Mon enfant était très contrarié hier et m’a expliqué que… »Tu perçois la différence ?
Autre source de tensions : la confusion des rôles.
L’enseignant enseigne les matières, choisit sa méthode, accompagne la compréhension et pose le cadre. Si ton enfant bavarde ou répond mal, il revient à l’enseignant de l’accompagner en classe.
Ton rôle à toi est de soutenir les apprentissages et l’ambiance à la maison : organisation du temps, émotions, mémoire, attention… aider ton enfant à travailler des compétences transversales utiles dans toutes les matières, sans avoir à intervenir dans la méthode de soustraction ! Tu soutiens aussi ses compétences relationnelles. Tu peux demander de l’aide à l’enseignant car vos regards sont complémentaires.
Toi, tu connais ton enfant, son histoire et ses particularités. L’enseignant le connaît dans le groupe, les apprentissages et les relations avec les autres. Vous pouvez échanger à ces sujets sans vous égarer de vos rôles respectifs, avec un seul objectif : optimiser l’accompagnement et assurer une continuité qui augmente le sentiment de sécurité de l’enfant dans cette relation parent-enfant-enseignant.
Et l’administration ? Elle veille au fonctionnement et au cadre de l’école et n’est pas forcément au courant des détails. Aller trop tôt vers elle peut être vécu comme une escalade et s’avérer inefficace, voire contre-productif. Un enseignant sous pression donne rarement le meilleur de lui-même !
La 3ème source d’inefficacité et d’incompréhension est d’oublier l’enfant.
Si la méthode de l’enseignant ne te convient pas, regarde ce qu’il en est pour ton enfant. Même si une approche punitive te rassure, vois comment ton enfant la vit et ce que la science en pense! Avant toute discussion entre adultes, regarde comment l’enfant vit les choses, ce qu’il en pense et ce qui peut vraiment l’aider. Cela évitera les conflits liés à l’absence de résultats.
Alors, comment ce triangle parent-enfant-enseignant peut fonctionner dans son régime optimal ?
Voici 3 situations pour illustrer l’approche :
Situation 1 : La maîtresse se plaint de mon enfant, en sa présence ou en aparté.
Pour éviter de réagir sous stress : « Merci de m’en avoir parlé. Je prends le temps d’en discuter avec [prénom] et je reviens vers vous. » Puis : « Comment avez-vous géré cette situation en classe ? »
Sa version témoigne de son vécu. En parler avec ton enfant permet de comprendre son vécu et de l’aider à coopérer. C’est lui donner sa juste place ! Et ça ne veut pas dire que les paroles de l’enseignant ne sont pas vraies.
Une fois, la maîtresse de mon fils m’a dit qu’elle l’avait exclu après lui avoir dit douze fois d’arrêter. Lui n’en avait entendu que deux. Le sujet n’était pas de savoir qui disait vrai, mais ce qui prenait tant de place dans le cerveau de mon enfant à ce moment-là pour pouvoir l’aider. Puis revenir sur ce que chacun peut faire : enseignant, enfant et parent. Je vois souvent des parents et des professionnels en consultation pour préparer ces ent

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