À la uneMonde

Les cinq axes majeurs des divagations de Trump à la tribune de l’ONU

UniversNews (MONDE) – Le monde change et le président américain Donald Trump tient à en écrire les grandes lignes, en faisant revenir en arrière jusqu’à l’ère préhistorique lorsque régnait la loi de la jungle… et il ne semble pas plaisanter en présentant ses idées hégémonistes, croyant que personne ne peut tenir tête à la grande puissance américaine. Le locataire de la Maison-Blanche a livré une nouvelle allocution mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU afin de présenter sa vision des affaires mondiales. De la guerre en Iran à l’intelligence artificielle en passant par Cuba, voici les cinq axes majeurs des élucubrations et des divagations du nouveau Néron du monde, le très imposant Donald Trump!!!.

* Faire plier l’Iran ou l’anéantir!!!

Agressif et narquois à souhait, Donald Trump n’a pas mâché ses mots en parlant de l’Iran, contre qui il est en guerre depuis bientôt sept mois. « J’ai une grande décision à prendre : un accord sera-t-il conclu avec l’Iran qui lui permet de se reconstruire et de devenir un pays bien plus grand qu’il ne l’a jamais été avant, peut-être l’un des plus grands du Moyen-Orient, voire du monde… Ou est-ce que j’anéantis la République islamique, et rapidement, sans jamais lui donner la possibilité de tuer et de détruire à nouveau des personnes et des pays ? Est-ce que je les envoie en enfer, sans aucune chance de survie ni espoir de grandeur future ou pour les générations à venir ? » Le locataire de la Maison-Blanche a précisé s’attendre à une entente à la suite des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre.

* Cuba dans le collimateur

Trump a profité de sa tribune pour prédire (à nouveau) la chute du gouvernement cubain. « Le régime communiste est sous forte pression, la plus forte qu’il ait jamais connue […]. Il va tomber. » Washington impose depuis janvier un blocus pétrolier de facto à l’île de 9,4 millions d’habitants, ce qui a plongé le pays dans une très grave crise économique et énergétique. Le discours n’a manifestement pas plu aux autorités de La Havane. Pendant que Trump livrait son allocution, des membres de la délégation cubaine ont quitté la salle de l’Assemblée générale.

* Deux nouvelles bases militaires au Danemark

Trump a dévoilé les détails de l’entente intervenue avec le Groenland et le Danemark. L’accord permettra aux États-Unis d’ajouter deux bases militaires à celle déjà en place au Groenland. Celles-ci seront situées dans le sud et l’est de l’île arctique. En vertu de l’entente, les États-Unis pourront également élargir leurs activités à la base de Pituffik, qui se trouve dans le nord-ouest du Groenland.

* La fin de la Cour pénale internationale

Le président US a également profité de sa tribune pour mener une nouvelle charge contre la Cour pénale internationale. « J’appelle tous les pays membres de la CPI à se retirer officiellement et immédiatement de cette institution hors de contrôle », a-t-il plaidé. Washington voit en cette Cour une menace à sa souveraineté. Les États-Unis ont imposé des sanctions à l’encontre de responsables de la CPI depuis qu’elle a lancé un mandat d’arrêt contre le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. La CPI a été fondée en 1998 afin de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, crime d’agression et crime de guerre.

* La SI plutôt que l’IA

Donald Trump aime bien rebaptiser les choses et il a fait savoir qu’il n’aime pas l’expression IA, préférant SI. Non, pas comme dans Sports Illustrated, mais pour Super Intelligence. « Ça sonne beaucoup mieux », a-t-il dit. Selon lui, l’expression « intelligence artificielle » met en doute la véracité du contenu généré par les algorithmes. À noter, le terme « superintelligence » est déjà en utilisation dans le domaine et désigne le stade à partir duquel l’IA aura dépassé les capacités de raisonnement et de réflexion de l’homme. Le président a ajouté espérer voir d’autres gouvernements lui emboîter le pas en utilisant cette expression. « On va voir si j’ai du pouvoir. » Le président a par ailleurs rejeté l’idée de créer un organe international pour réguler l’IA, comme l’ont réclamé lundi une vingtaine de pays, dont le Canada.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page