UniversNews (SEF) – En marge de la rencontre organisée par l’École nationale des finances en partenariat avec l’École nationale des douanes et consacrée aux enjeux de l’intelligence artificielle et aux domaines d’intervention du ministère des Finances, Zouhair Atallah, chef du cabinet de la ministre des Finances, a souligné que l’intelligence artificielle (IA) ne constitue plus une simple évolution technologique passagère. Elle est devenue une réalité dont l’intégration s’impose au sein des orientations stratégiques du ministère, afin de contribuer à optimiser l’exploitation des données, à améliorer la qualité des services et à renforcer le contrôle ainsi que la gouvernance.
Il a précisé que l’organisation de ce séminaire s’inscrit dans un contexte national et international marqué par une accélération significative de l’adoption des technologies d’IA.
La gestion de ces mutations nécessite une vision proactive garantissant l’exploitation du potentiel technologique, tout en veillant au respect de la vie privée, à la protection des droits, ainsi qu’au renforcement de la souveraineté nationale et de la sécurité numérique.
Il est établi que l’enjeu pour le ministère des Finances ne se limite pas à suivre l’évolution technologique ; il s’agit avant tout d’intégrer l’IA au cœur de l’action administrative et financière, notamment en matière d’exploitation des données, d’amélioration de la qualité des services, de développement des outils de contrôle ainsi que de renforcement des mécanismes de gouvernance et de prise de décision.
Le Chef de cabinet de la ministre des Finances, a souligné que le ministère a accompli des progrès significatifs dans le processus de numérisation et de modernisation des systèmes, en collaboration avec le Centre d’informatique du ministère des Finances. Toutefois, les mutations rapides imposent de poursuivre les réformes à un rythme plus soutenu et d’adopter l’IA comme l’un des principaux leviers d’amélioration de la performance.
Trois conditions fondamentales sont requises pour la réussite de ce processus :
* Premièrement, la disponibilité de données fiables et sécurisées ainsi que l’interopérabilité entre les différents systèmes ;
* Deuxièmement, le renforcement de la cybersécurité, de la protection des données et de la confidentialité des informations, tout en maintenant la responsabilité humaine dans la prise de décision ;
* Troisièmement, l’investissement dans le capital humain par la formation, la gestion du changement et la qualification des compétences pour maîtriser ces nouveaux outils.
Dans ce contexte, le rôle de l’École nationale des finances et de l’École nationale des douanes est déterminant ; ces établissements élaborent des programmes de formation proactifs qui répondent aux mutations du secteur et accompagnent l’émergence de nouveaux métiers et spécialisations liés à l’IA.
Il a salué les diverses initiatives programmées dans le cadre de ce forum, notamment l’organisation d’un concours de défis en collaboration avec le groupe « ESPRIT », ainsi que des ateliers pratiques visant à concevoir des solutions concrètes applicables aux domaines d’activité du ministère des Finances et à élaborer une charte d’éthique pour l’utilisation de l’IA au sein du ministère.
Le défi majeur, selon l’orateur, ne réside pas dans l’adoption de l’IA en soi, mais plutôt dans la définition pertinente de ses domaines d’application, l’établissement des priorités et la mesure de son impact réel, tout en affirmant que l’intelligence et la responsabilité humaines demeurent au cœur du processus de transformation numérique et de prise de décision.




