À la uneNewsSanté

Boubaker Zakhama : Les dettes de la CNAM envers les cliniques privées dépassent les 200 millions de dinars

UniversNews (Santé) – Dr Boubaker Zakhama, président de la Chambre nationale syndicale des cliniques privées, a confirmé que les cliniques privées n’ont pas perçu l’intégralité de leurs dus de la part de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) depuis plus de trois ans. Il a révélé que la part des transactions des cliniques privées avec la CNAM représente entre 30 % et 70 % de leurs revenus.

Dr. Zakhama a ajouté que la CNAM est totalement incapable de régler ses dettes envers les cliniques privées depuis huit mois. Cette situation a engendré de graves difficultés pour l’équilibre financier de ces établissements, désormais incapables de payer leurs fournisseurs ou, pour certains, les salaires de leur personnel, menaçant ainsi nombre d’entre eux d’une cessation d’activité.

Le président de la Chambre nationale syndicale des cliniques privées a précisé que, bien que la CNAM chiffre ses dettes à environ 120 millions de dinars, le montant réel dépasse les 200 millions de dinars, car de nombreux dossiers n’ont pas encore été traités, précisant  que, malgré ces difficultés, les cliniques privées continuent de fournir des services aux assurés sociaux avec le professionnalisme requis et sans discrimination.

Il a appelé les autorités à résoudre la crise financière des caisses sociales, qui a affecté la CNAM,  indiquant que la Chambre nationale syndicale des cliniques privées est en contact permanent avec le ministère des Affaires sociales et la CNAM à ce sujet, mais qu’aucune solution n’a encore été trouvée par ces derniers.

 Concernant les créances des cliniques privées à l’encontre de l’État libyen, Zakhama a confirmé que la situation n’a pas encore été régularisée, malgré les démarches entreprises par la Chambre tant au niveau national qu’international, ainsi que les interventions des ministres de la Santé et des Affaires étrangères et de la Présidence de la République.Par ailleurs, il a souligné que les ressortissants libyens continuent de se faire soigner en Tunisie, témoignant ainsi de leur confiance dans les compétences médicales tunisiennes tout en  évoquant le cas de patients poursuivant leur parcours de soins en Tunisie grâce à des lettres de prise en charge délivrées par l’ambassade de Libye, faute de moyens pour régler eux-mêmes les frais de traitement et d’hébergement.

Mohamed Sélim

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page