
UniversNews (MONDE) – De tous temps, on a rabâché les oreilles de ce qui veut l’entendre, qu’il y a une solidarité arabe et islamique, surtout contre l’ennemi sioniste… se jouant éhontément de la crédulité des populations arabes. Mais, il semble que ce n’est que de l’encre sur du papier et que cette présumée solidarité -si, jamais elle avait existée- n’a pas été capable de de résister à la tornade israélienne… et les pays arabes ont été nombreux à accourir, pour participer à la réunion d’Abou Dhabi… avec, selon les informations qui ont circulé, le dossier de l’Iran qui était sur la table.
C’est dire que ces dirigeants arabes sont capables de s’allier avec le diable, lorsqu’il s’agit de satisfaire la volonté et le diktat de l’Oncle Sam, alors que le sieur Donald Trump les a traités de tous les noms sordides et montré au monde les limites de ces dirigeants arabes avilis de belle manière dans les discours du président américain.
Pour en revenir à la réunion d’Abou Dhabi, la visite du Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu aux Émirats arabes unis —initialement présentée dans les communiqués officiels comme une rencontre axée sur les relations bilatérales et les développements régionaux— a suscité une vive controverse en Israël. Cette situation fait suite à des informations parues dans la presse israélienne faisant état d’une réunion élargie regroupant des représentants de plusieurs pays de la région, le tout sur fond de tensions entre le bureau de Netanyahu et la chaîne israélienne « Channel 12 » concernant la divulgation de cette visite.
Selon le journal « Yedioth Ahronoth », citant des sources bien informées sur les détails du déplacement, Netanyahu a pris part, lors de son séjour aux Émirats, à une réunion rassemblant des représentants de plusieurs pays de la région.
Selon le journal, la réunion a été marqué par la participation de représentants de pays du Golfe et d’autres nations arabes —notamment l’Arabie saoudite, le Maroc, la Libye, la Jordanie et le Qatar— bien que le niveau de représentation et la qualité de tous les participants n’aient pas été entièrement précisés. Ce point revêt une importance particulière car, si les informations rapportées par le journal s’avèrent exactes, il ne s’agit pas simplement d’une rencontre bilatérale entre les Émirats arabes unis et Israël, mais d’une réunion d’une portée régionale plus large, se tenant dans un contexte de tensions sécuritaires croissantes dans la région. Et, bien sûr, la divulgation de ces informations par le journal israélien n’est pas innocente, puisqu’il y a l’odeur d’une énième tentative de l’entité sioniste d’attiser les tensions entre pays arabes.
Selon *Yedioth Ahronoth*, le chef du Mossad, Roman Gofman, figurait parmi les personnalités ayant joué un rôle dans l’organisation de cette réunion. Le rapport indique que les discussions ont porté principalement sur les évolutions concernant l’Iran et les groupes qui lui sont alliés dans la région —au premier rang desquels les Houthis— ainsi que sur les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les pays du Moyen-Orient.
Il a également été question de dossiers liés à la défense aérienne et aux moyens de faire face aux menaces régionales ; ces détails, rapportés par le journal israélien, ne figuraient pas dans le communiqué officiel émirati.
Cette visite a simultanément ouvert un autre dossier remontant à une période antérieure à l’attaque du 7 octobre 2023.
Selon l’agence Associated Press, une source ayant une connaissance directe de la rencontre, a affirmé que Netanyahu avait demandé à Mohammed ben Zayed de démentir des informations faisant état d’un avertissement préalable à l’attaque du 7 octobre.
Ce démenti n’a pas figuré dans le communiqué publié par les Émirats, tandis que le bureau de Netanyahu a ultérieurement publié une déclaration réfutant la version de l’Associated Press et affirmant que la visite avait porté sur les relations bilatérales ainsi que sur les défis régionaux.
Il en résulte une multiplicité de versions médiatiques concernant le contenu de la visite, contrastant avec des communiqués officiels plus succincts, ce qui a alimenté la controverse sur les sujets réellement abordés à huis clos.
Faouzi SNOUSSI



