
UniversNews (CULT) – La Fondation Hasdrubal pour la Culture et les Arts Mohamed Amouri poursuit son engagement en faveur de la formation musicale, de l’excellence artistique et du dialogue entre les cultures. Sous l’impulsion de Laurent Jost, directeur musical de la Fondation, trois événements réunissent jeunes musiciens tunisiens, artistes et pédagogues internationaux autour de la pratique musicale, de la transmission des savoirs et de la découverte des patrimoines.
Dans le prolongement du concert « Au Cœur des Chœurs », organisé en partenariat avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis le 25 octobre 2026, cette programmation confirme la vocation de la Fondation : faire de la musique un espace vivant de formation, de rencontre et de coopération internationale.
1. « Chœurs, Direction de Chœurs et Histoire de la Musique » : la rencontre des traditions monégasques et tunisiennes
Organisée à Yasmine Hammamet, cette résidence artistique réunit les Petits Chanteurs de Monaco, placés sous le haut patronage de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, et de jeunes choristes tunisiennes des Instituts Supérieurs de Musique de Sousse et de Tunis.
Durant une semaine, les participants prennent part à des master class consacrées au chant choral, à la direction de chœurs, à l’interprétation collective et à l’histoire de la musique. La rencontre favorise le partage des méthodes pédagogiques, la découverte de répertoires différents et l’enrichissement mutuel des pratiques.
Pierre Debat, Maître de Chapelle du Palais Princier et de la Cathédrale de Monaco et directeur des Petits Chanteurs de Monaco, dispense des master class aux choristes monégasques et tunisiennes. Aïda Niati, professeure aux Instituts Supérieurs de Musique de Sousse et de Tunis, enseigne le chant choral aux jeunes Tunisiennes et initie les Petits Chanteurs de Monaco aux spécificités de la technique orientale.
Cette circulation des enseignements illustre pleinement l’ambition de la résidence : faire de la rencontre artistique un espace de transmission réciproque, où les traditions se partagent et s’enrichissent. Le Prince Albert II a félicité Pierre Debat et Laurent Jost pour ces initiatives qui renforcent les liens culturels entre Monaco et la Tunisie.
2. Violon et musique de chambre : un partenariat avec l’Université de musique et des arts du spectacle de Vienne (mdw)
En parallèle de la résidence chorale, la Fondation Hasdrubal organise des masters – class de violon et de musique de chambre dans le cadre de son partenariat avec la prestigieuse Universität für Musik und darstellende Kunst Wien (mdw), en Autriche.
À l’invitation de Laurent Jost, Anaïs Tamisier, professeure à la mdw, accompagne les jeunes musiciens tunisiens dans l’approfondissement de leur technique instrumentale, le travail du son, la précision du geste, l’interprétation et l’écoute collective.
La musique de chambre constitue un terrain privilégié pour développer l’écoute réciproque, la responsabilité individuelle et l’intelligence collective. Ce partenariat ouvre ainsi de nouvelles perspectives aux étudiants tunisiens et traduit la volonté de la Fondation de faire de la coopération universitaire européenne un véritable levier de formation et d’accès à l’excellence artistique.
3. « D’où viennent nos musiques ? Comment les vivons-nous ? » : une discussion publique sur les circulations musicales
Dans le prolongement des résidences, la Fondation Hasdrubal propose une rencontre publique consacrée aux origines des musiques, à leurs circulations au fil des siècles et aux liens entre les patrimoines européens et nord-africains.
Animée par Aïda Niati et Luca Dupont-Spirio, professeur agrégé et ancien directeur des affaires internationales et des relations extérieures du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, cette discussion invitera le public à interroger les frontières culturelles et à redécouvrir les échanges qui ont façonné les traditions musicales des deux rives de la Méditerranée.
Voyages, rencontres, transformations et transmissions ont nourri ces répertoires au fil du temps. Écouter les musiques de l’autre devient alors une manière de mieux comprendre sa propre histoire.



