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Financement direct de l’État par la BCT : les experts sonnent l’alerte sur les risques macroéconomiques

Le recours direct de l’État aux avances de la Banque centrale (BCT) pour financer le déficit budgétaire soulève de vives inquiétudes parmi les économistes et experts financiers. Bien que cette démarche permette de combler les besoins de trésorerie immédiats sans recourir aux marchés financiers internationaux, elle comporte des risques majeurs pour la stabilité macroéconomique. Selon le projet de loi de finances pour 2027, le gouvernement prévoit de mobiliser environ 28 milliards de dinars par le biais de l’emprunt. Ce montant inclut des facilités financières directes accordées par la Banque centrale de Tunisie, pour une valeur avoisinant les 9,8 milliards de dinars, d’après les informations qui circulent au sujet de ce projet. Issam Chouchane, membre de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple, a exprimé ses réserves quant au recours continu de l’État à la Banque centrale pour financer le déficit budgétaire. Selon lui, cette orientation constitue un mauvais choix, susceptible d’entraîner des préjudices économiques à moyen et à long terme. Dans ce même contexte, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), dans une étude publiée par son département des études et de la documentation, a mis en garde contre la dépendance persistante de l’État vis-à-vis du financement monétaire direct auprès de la Banque centrale, De son côté, Ridha Chkoundali, professeur d’économie à l’université tunisienne, a alerté sur les répercussions financières et monétaires d’un recours continu à l’emprunt direct auprès de la Banque centrale considérant qu’une dépendance excessive au financement interne risque d’aggraver les déséquilibres affectant les finances publiques., entraînant ainsi une érosion du pouvoir d’achat du dinar tunisien

Héla Nabli

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