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L’économie parallèle : Radiographie d’un mal silencieux

L’économie parallèle en Tunisie représente, selon les estimations des experts et des institutions économiques, entre 30 % et 40 % du Produit Intérieur Brut (PIB).La lutte contre ce phénomène exige une stratégie multidimensionnelle combinant mesures dissuasives, incitations à la formalisation et réformes structurelles.

Issam Chouchane, député et membre de la Commission des finances et du budget au Parlement, a déclaré que l’économie parallèle est devenue un lourd fardeau pour l’économie nationale. Elle représente entre 40 et 50 % du volume total de l’économie nationale.

Chouchane a souligné qu’il est impossible de bâtir une économie nationale dont la moitié échappe à toute régulation précisant  que plusieurs facteurs favorisent l’enracinement du secteur informel, notamment les contraintes liées à certaines procédures administratives, ainsi qu’une demande qui excède l’offre sur le marché formel.

De la clandestinité à la formalité : Comment réconcilier l’économie avec ses acteurs

Le député  a insisté sur la nécessité de combattre le secteur informel de manière progressive, par le biais d’une série de mesures. La première consisterait à engager un dialogue , ne serait-ce que partiel  avec les acteurs du marché parallèle qui ont manifesté leur volonté d’intégrer le circuit formel. La mesure prévue par la Loi de finances 2018, visant l’intégration du marché parallèle, était une initiative positive, affirmant qu’une communication rassurante de la part de l’exécutif, assortie de l’attribution d’un identifiant fiscal aux acteurs du secteur informel, faciliterait leur intégration dans le secteur formel tout en permettant de mieux cerner le nombre de personnes opérant dans l’économie parallèle.

Le député a par ailleurs évoqué le changement de monnaie comme une troisième mesure envisageable pour limiter le secteur informel, précisant toutefois que sa mise en œuvre nécessiterait des dépenses importantes et un délai suffisant.

Mohamed Sélim

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