
Tunis, UniversNews (Finances) – La dette tunisienne a connu une augmentation sans précédent ces dernières années et, particulièrement, depuis la pseudo-révolution de 2011 et les différents chiffres présentés en témoignent, tout en créant des craintes pour l’avenir du pays/
Entre 2010 et 2020, la Tunisie avait contracté une dette d’environ 83 000 milliards de dinars, tandis que ce chiffre a dépassé les 132 000 milliards de dinars (132,139 milliards de dinars) entre 2021 et 2026.
Cette évolution témoigne d’une augmentation massive des emprunts, d’autant plus que la Tunisie a contracté en seulement cinq ans plus de 60 % du total des prêts obtenus au cours des dix années précédentes. Ceci révèle l’ampleur des pressions exercées sur les finances publiques, compte-tenu du déficit budgétaire chronique, de la diminution des ressources nationales et de la faiblesse des investissements et de la croissance économique.
La dette publique a plus que quadruplé, passant de 25 640 millions de dinars en 2010 (soit 38,8 % du PIB) à environ 156 704 millions de dinars selon les estimations de 2026 (soit 87 % du PIB) et cela signifie que le montant de la dette publique a plus que sextuplé en moins de vingt ans.
Ces chiffres témoignent sans équivoque du fossé grandissant entre le niveau de la dette et la capacité de l’économie tunisienne à créer de la richesse. Ils confirment également que l’État dépend de plus en plus de l’emprunt pour couvrir ses dépenses et combler son déficit, alors même que les recettes fiscales diminuent et que le poids des salaires, des subventions et du service de la dette s’alourdit.
Cette situation provoque des appréhensions chez les experts et les analystes qui estiment que la poursuite de cette voie sans réformes structurelles profondes pourrait plonger le pays dans une phase critique, caractérisée par un recours encore plus accru à l’emprunt pour rembourser les dettes antérieures, menaçant ainsi sa stabilité financière et sa souveraineté économique. Il est donc juste de dire que la Tunisie se trouve à un tournant dangereux… !
Malgré la réduction du recours à l’endettement extérieur, le volume total de la dette publique continuera d’augmenter. Il devrait atteindre 156 704 MD à la fin de 2026, contre 145 032 MD en 2025, soit une hausse de 11 672 MD. Cette progression s’explique principalement par le financement du déficit budgétaire (estimé à 11015 MD) et par l’impact défavorable des taux de change (650 MD).



