
Tunis, UNIVERSNEWS (NAT) – C’est une autre crise orchestrée, dans le cadre de la politique tendant à se débarrasser des partis et des associations et organisations de la société civile… et cela marche tellement bien, surtout que les concernés se laissent faire !!!
Aujourd’hui, c’est la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) qui est dans la tourmente et, bien qu’on ne conteste pas sa valeur, Bassam Trifi, son président, a trouvé le terrain préparé pour s’installer en maître incontestable et incontesté de cette organisation qui fait la fierté de tous les Tunisiens, bien qu’elle ait mis certaines barrières discutables pour l’adhésion des nouveaux membres.
Toutefois, la LTDH ne s’est pas préparée pour les véritables confrontations, surtout celles de la survie et des coups de béliers qui peuvent lui être assainés… sinon comment expliquer la dérive de son président, lorsqu’il a fait la comparaison des agissements d’une dame de l’assistance à ceux de la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, alors qu’il n’est pas là pour faire des jugements de valeur, comme le plus simple des salonnards.
Aujourd’hui, la LTDH est dans la tourmente et les critiques fusent de partout, à tel point que Dr Abdeljalil Bouguerra, l’illustre historien a estimé que la crise de la LTDH n’est pas nouvelle et elle est le résultat d’une faible culture des droits de l’homme, soulignant que ce qui se passe en son sein aujourd’hui est un conflit idéologique partisan. Il a écrit dans son blog le texte suivant :
« Le dilemme de la Ligue est profondément enraciné et chronique, remontant à ses premières années et s’aggravant au fil du temps. Son dilemme résulte de l’échec de la société civile tunisienne à créer une élite purement juridique, imprégnée de la philosophie des droits de l’homme et vouée à la promotion de cette culture et à la défense de ses principes.
C’est le résultat de la migration de politiciens incapables de se positionner sur la carte politique, pour des raisons subjectives et objectives, vers des associations de défense des droits de l’homme, au premier rang desquelles la LTDH. Ils lui ont infligé de graves dommages et n’ont pas réussi à promouvoir leurs idées politiques par le biais des associations de défense des droits de l’homme.
Ce dont la Tunisie a besoin aujourd’hui, c’est de promouvoir la philosophie des droits de l’homme et l’éducation aux droits de l’homme à travers l’éducation et les médias, afin que nous puissions atteindre un niveau avancé de sensibilisation aux droits de l’homme qui nous permettra de bien gérer les associations concernées. Ce qui se passe actuellement n’est qu’un conflit partisan et idéologique qui n’a rien à voir avec la philosophie avancée des droits de l’homme que l’on observe dans les pays scandinaves, par exemple ».