
UniversNews (Santé) – La dyslipidémie est fréquente chez les personnes atteintes de diabète de type 2 et, comme l’hypertension, le tabagisme et l’obésité, elle contribue de manière significative au risque cardio-vasculaire. La meilleure prévention des changements artério-sclérotiques est de traiter ou d’éviter ces risques. Le bénéfice préventif est d’autant plus élevé que l’on peut réduire un facteur de risque à un stade précoce.
Dr Faouzi Addad qui vient de participer de nouveau cette année à Paris au Cardio Metabolic Summit a souligné, lors de son intervention consacrée à la place de la bithérapie dans la prise en charge des dyslipidémies que « Le LDL-cholestérol reste une cible thérapeutique majeure pour réduire le risque cardiovasculaire, en particulier chez les patients à haut et très haut risque. Malgré l’utilisation de statines à forte intensité, plus de 8 patients sur 10 à très haut risque cardiovasculaire n’atteignent pas les objectifs recommandés. La bithérapie d’emblée permet de lutter efficacement contre l’inertie thérapeutique et augmente significativement les chances d’atteindre les cibles, dans plus de 50 % des cas. La combinaison statine–ézétimibe s’impose aujourd’hui comme la première association synergique, tant sur le plan biologique que clinique, avec des preuves de plus en plus solides chez le patient coronarien, l’artéritique et des signaux forts dans le post-accident vasculaire cérébral ischémique. La tolérance de cette stratégie est excellente chez la grande majorité des patients. D’autres options thérapeutiques sont en développement, et nous nous dirigeons clairement vers une médecine de précision en lipidologie, adaptée au profil de risque individuel » précise-t-il. (M.S)



