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FITCH Ratings relève la notation de la Tunisie: Une première après la baisse continue depuis 2012

Par Khélil LAJIMI

Ancien ministre

TUNIS – UNIVERSNEWS – Le relèvement de deux crans, de CCC- à CCC+, de la notation en devises étrangères de la Tunisie est une première depuis 2012. C’est une inflexion de la notation qui n’a pas cessé de baisser continuellement depuis cette date où nous étions à BBB+ et même A- par R&I l’agence de notation japonaise. Certes nous demeurons encore en zone à risque mais la tendance a été inversée. C’est un signal encourageant et l’assainissement des finances publiques doit rester un objectif primordial.

Que dit Fitch ?   

« Le relèvement de la note reflète notre confiance accrue dans la capacité du gouvernement à répondre à ses importants besoins de financement budgétaire. Ceci est dû à la position extérieure plus forte de la Tunisie qui lui permet de maintenir ses réserves en devises à un niveau suffisant pour faire face aux paiements extérieurs courants et aux obligations de la dette. Cette situation est contrebalancée par des besoins de financement toujours élevés, un accès limité au financement extérieur, l’incertitude quant à la capacité et à la volonté du secteur bancaire d’assumer d’importants volumes de dette intérieure et un budget qui reste vulnérable aux chocs extérieurs »

Un déficit courant soutenable, mais des investissements privés en berne 

Les réserves extérieures de la Tunisie restent confortables, plus de 115 jours d’importations, largement au-dessus des 90 jours représentant le seuil minimum admis. Le bon comportement du tourisme, des transferts des Tunisiens résidants à l’étranger et des exportations d’huile d’olive ont participé à la constitution de ce matelas de sécurité. En revanche, les importations timides des biens d’équipement et des matières premières ont aussi aidé à l’amélioration du déficit courant. Elles traduisent une baisse des investissements des opérateurs du secteur privé dans un climat d’attentisme en espérant que la confiance revienne. En outre, la relance des secteurs du phosphate et de l’énergie pourrait constituer des éléments favorables à l’amélioration de notre position extérieure.  

Consolider cette dynamique extérieure

Les échéances de remboursement de la dette extérieure continueront à être élevées : 400 millions d’euros en octobre prochain, 1 milliard de dollars en janvier 2025 et 700 millions d’euros en juillet 2026. Pour faire face à ces échéances et maintenir un niveau de réserves de change appréciable, nous n’avons d’autres choix que de consolider la dynamique extérieure que nous vivons depuis 2022, en reprise post Covid-19. Il s’agirait de soutenir notre secteur aérien, de rafraichir les infrastructures aéroportuaires et de prendre soin de l’environnement de nos villes et des zones touristiques. Une attention particulière est à apporter à nos concitoyens vivant à l’étranger par la facilitation de leurs démarches administratives et pourquoi pas par une fiscalité avantageuse.  En outre le redémarrage du secteur des phosphates et de l’exploration-production énergétique soulagerait notre balance commerciale. Enfin, une attention particulière est à apporter aux investisseurs pour les soulager des lourdeurs administratives auxquels ils sont confrontés quotidiennement et leur redonner confiance.

K.L.

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