
- Un bras de fer pour l’application des lois et la défense du pouvoir d’achat
Tunis, UNIVERSNEWS (Social) – Une tension sociale sans précédent secoue le secteur financier tunisien. Selon des sources syndicales confirmées, une grève générale a été décidée pour les 3 et 4 novembre 2025, couvrant les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurances.
Ce mouvement, présenté comme un acte de défense du cadre légal et des droits sociaux, vise avant tout à exiger l’application effective de la loi interdisant la sous-traitance dans les banques et établissements financiers, une mesure restée, selon les syndicats, « lettre morte » malgré son adoption officielle depuis plusieurs années.
Les revendications portent également sur l’application de l’article 412 au profit des employés du secteur bancaire, ainsi que sur le droit à l’ouverture de négociations salariales pour réviser le pouvoir d’achat en 2025, fortement érodé par les effets du budget de l’État 2025, jugé particulièrement lourd pour les classes moyennes.
La Fédération générale des banques et des institutions financières estime que ce mouvement est « légitime et inévitable » au vu de la détérioration du climat social et du silence des autorités face aux engagements pris. Les syndicats rappellent que le secteur bancaire, pilier de l’économie nationale, « ne peut rester indifférent à la précarisation croissante de ses employés ».
En attendant la réunion de conciliation prévue à la fin du mois d’octobre, les observateurs craignent un impact économique et financier significatif de cette grève, susceptible d’affecter les paiements, le financement des entreprises et la circulation monétaire à quelques semaines de la clôture de l’exercice budgétaire.
Univers News suivra de près l’évolution de ce dossier et publiera prochainement les réactions de le conseil bancaire et financier (CBF), ainsi que des analyses sur les conséquences économiques et sociales de ce bras de fer syndical.



