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Les voleurs dans les oliveraies… ont du culot !!!

Tunis, UniversNews (agriculture) – La saison de la récolte des olives qui a débuté le 15 octobre devrait enregistrer une hausse de la production d’au moins 30 % par rapport à l’année précédente. Les chiffres sont très encourageants. Les agriculteurs attendent une bonne récolte, voire exceptionnelle. Un hic toutefois !  Il s’agit aujourd’hui de sécuriser la récolte car les oliviers sont sous la menace de voleurs d’olives qui sévissent surtout dans les gouvernorats du Sahel et de Sfax. En effet, les voleurs n’hésitent pas à aller directement dans les oliveraies, souvent accessibles au bord de la route, pour se servir.

Ayant connu une forte augmentation des prix, l’olive  est devenu un luxe qui attire les voleurs du Nord au Sud. Les malfaiteurs utilisent diverses méthodes pour mener à bien leurs activités, ce qui oblige un grand nombre d’agriculteurs à surveiller leurs exploitations. Certains voleurs agissent avec une célérité étonnante. En seulement 3 à 5 minutes, ils parviennent à voler entre 10 et 30 kilos d’olives par arbre, utilisant des gourdins en fer pour renverser les fruits. Cette méthode facilite non seulement la récolte illégale, mais cause également de graves dommages aux arbres, compromettant ainsi la production future. Les gangs opèrent de manière coordonnée : certains coupent des branches, d’autres traînent des filets sous les oliviers pour récupérer les produits volés, qui sont ensuite chargés dans des camionnettes à destination des points de tri.

Parmi les méthodes innovantes utilisées par les malfrats, on trouve leur recherche de champs éloignés des regards et non peuplés. Ils cherchent des travailleurs dans des régions voisines, les amènent et leur demandent de récolter les olives. Cependant, ces travailleurs ne savent pas que celui qui les a amenés n’est pas le propriétaire du champ, mais un escroc. Ce dernier laisse les travailleurs dans le champ faire face à leur sort, puis revient le soir pour prendre les sacs d’olives.

Lorsque le propriétaire du champ découvre le vol, l’escroc disparaît alors des radars et ne revenant pas vers les travailleurs qu’il a amenés, essayant sa chance dans un autre champ. En plus de la perte de la récolte, les agriculteurs sont confrontés à des coûts supplémentaires pour récupérer les olives abandonnées et restaurer les arbres endommagés.

Les producteurs d’huile d’olive se voient obligés de renforcer leur système de sécurité pour empêcher les voleurs d’entrer sur les terrains. De nouvelles clôtures pour fermer les accès ont été installées, ainsi que des alarmes et des caméras de surveillance. Toutefois, il y a des mesures qui pourraient éventuellement décourager les voleurs, selon un oléiculteur, tels que la multiplication des patrouilles de contrôle au niveau des entrées et sorties des villages, le durcissement du contrôle à proximité des huileries et la surveillance des circuits de vente pour resserrer l’étau autour de ces malfrats. Les services compétents du ministère de l’Intérieur sont ainsi à pied d’œuvre pour parer à cette menace persistante et, dans plusieurs cas, empêcher qu’on ne vienne voler la production directement sur l’arbre (M.S)

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