
UniversNews (CULT) – Les journées cinématographiques de Carthage visent aussi à renforcer la décentralisation culturelle et à rapprocher le 7éme art des régions intérieures comme en témoigne son organisation à la maison de la culture Soliman les 18,19 et 20 décembre 2025. La gouverneure de Nabeul, Hana Chouchani, a présidé hier soir l’ouverture de ces Journées cinématographiques de Carthage dans les régions en présence de plusieurs acteurs de la scène cinématographique et culturelle tunisienne et autres invité.e.s du festival.
Elle a souligné que la région de Nabeul apprécie hautement le choix de la décentralisation culturelle adopté par l’administration du festival, qui a permis à de nombreuses villes intérieures d’accueillir les événements des Journées Cinématographiques de Carthage, y compris la ville de Soliman. « Ce choix, dit-elle, reflète une prise de conscience profonde de l’importance de transmettre la culture et l’art à toutes les régions, consacre le principe d’équité culturelle et permet aux jeunes d’exercer leur droit à l’accès à la création et à la connaissance cinématographique ». Elle a adressé des salutations de reconnaissance et d’estime au département de décentralisation du festival, pour le choix judicieux des villes hôtes, et pour les grands efforts qu’ils déploient de session en session, tant en termes de programmation variée qu’en matière d’organisation et de suivi, ainsi que pour le rayonnement culturel authentique qu’ils réalisent, touchant différentes tranches d’âge, des jeunes aux adultes, et contribuant à créer une relation solide et durable entre le public et le septième art.

Les hôtes de Soliman ont suivi ensuite la projection du film d’ouverture de fiction «Palestine 36» d’Annemarie Jacir, qui relate un moment charnière de l’histoire du Moyen-Orient : l’année 1936, marquée par le premier soulèvement palestinien d’envergure contre la domination britannique, réclamant l’indépendance et cherchant à redessiner le paysage politique de la région.
L’histoire suit Youssef qui partage son temps entre sa campagne natale et Al-Qods, ville en pleine mutation et marquée par des tensions, et animé par le désir d’un avenir meilleur, loin des troubles grandissants en Palestine, notamment face à l’afflux de migrants juifs fuyant la montée du fascisme en Europe. Représentant la Palestine aux 98e Oscars dans la catégorie Meilleur film international, « Palestine 36 » a été présenté en avant-première mondiale au Festival international du film de Toronto, marquant une nouvelle étape importante dans la brillante carrière d’Annemarie Jacir. Les cinéphiles de Soliman auront l’occasion de regarder plusieurs films arabes, africains et mondiaux, entre documentaires et fictions (M.S)



