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Le ménage, davantage une histoire de femmes… Faut-il changer les codes??!!!

UniversNews (Société) – Dans notre société, les tâches ménagères sont assurées par les femmes bien plus que par les hommes. Des enquêtes sociologiques le démontrent. Et chacun d’entre nous peut probablement le constater au quotidien. 2/3 des femmes assurent toutes les tâches ménagères à la maison. Rien n’a été changé, en tout cas en ce qui concerne le partage des tâches entre les hommes et les femmes.

Ce sont toujours mesdames qui gèrent les courses, l’entretien de la maison, les enfants et les repas. Les femmes tunisiennes assurent plus de 90% du temps consacré aux tâches domestiques. Ce déséquilibre pèse lourdement sur leur accès à l’emploi, à la formation, à la participation à la vie publique. Il alimente les inégalités de genre dès le foyer. Le noyau dur des tâches réservées aux femmes : ménage, cuisine, entretien du linge, soins et suivi scolaire des enfants. Les hommes, eux, s’investissent plutôt dans le jardinage ou le bricolage, quand les courses et les loisirs familiaux font partie des activités les plus partagées.

Lilia Besbès, coach, explique que dans   la plupart des foyers tunisiens, le travail domestique repose encore largement sur les femmes: cuisine, ménage, soins aux enfants ou aux personnes âgées. «Ce travail, invisible mais indispensable, reste très majoritairement féminin, malgré des avancées légales et un certain changement social. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 80 % des tâches ménagères sont assurées par les femmes, en moyenne 5 heures par jour, contre 1h30 pour les hommes. Seuls 26 % des hommes participent régulièrement aux tâches domestiques. Même lorsqu’elles travaillent à temps plein, les femmes assument encore la double journée : emploi rémunéré à l’extérieur, puis gestion intégrale du foyer».

Les mutations économiques suffisent–elles à transformer des mentalités qui valorisent encore la femme dévouée au foyer et l’homme dispensé des corvées domestiques ? Lilia Besbès estime qu’il y a des signes positifs. « Dans les milieux urbains et éduqués, certains jeunes couples tendent vers plus d’égalité. Les hommes participent davantage, parfois par choix, parfois par nécessité économique. Mais cette évolution reste minoritaire et socialement marquée. Une redistribution durable des rôles nécessite une éducation à l’égalité dès l’enfance, des congés parentaux partagés, des services publics accessibles et un discours politique et médiatique valorisant l’égalité dans la sphère privée.  Changer les mentalités, responsabiliser les hommes, et faire reconnaître que la charge domestique est un enjeu de société, pas seulement une affaire privée… C’est une avancée symbolique. Il faudra des moyens concrets : campagnes de sensibilisation, sanctions en cas de discrimination, politiques de soutien aux femmes ». (M.S)

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