FINANCESGros plan
A la Une

Mongi Safra, l’économiste de la rationalité et des équilibres maîtrisés

  • Son nom reste associé à une phase où la Tunisie savait lire ses chiffres, respecter ses contraintes et se projeter avec lucidité dans l’avenir.

UniversNews (NAT) – Mongi Safra appartient à cette génération rare de technocrates tunisiens de très haut niveau qui ont œuvré, loin des projecteurs, à la construction d’un pilotage économique rigoureux et cohérent. Économiste reconnu, fin connaisseuse des mécanismes macroéconomiques et des équilibres financiers, il a contribué de manière décisive, au cours des années 2000, à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques publiques fondées sur la rationalité, la prévisibilité et la discipline.

À cette époque, la Tunisie se distinguait par une maîtrise remarquable de ses indicateurs fondamentaux : inflation contenue, déficit budgétaire sous contrôle, endettement soutenable, croissance régulière et visibilité accrue pour les investisseurs. Ce résultat n’était pas le fruit du hasard, mais celui d’un travail technocratique minutieux, porté par des profils comme Mongi Safra, pour qui l’économie ne relevait ni de l’improvisation ni de l’effet d’annonce, mais d’un enchaînement logique de décisions cohérentes.

Homme de méthode, Mongi Safra incarnait une approche fondée sur l’analyse fine des données, l’anticipation des risques et l’articulation intelligente entre politiques budgétaire, monétaire et structurelle. Il faisait partie de ceux qui considéraient que la crédibilité économique d’un pays se construit dans la durée, par le respect des équilibres et la stabilité des règles du jeu, plutôt que par des ruptures brutales ou des promesses irréalistes.

Son apport s’inscrivait également dans une vision stratégique de long terme : renforcer la résilience de l’économie tunisienne, préserver sa capacité de financement et maintenir la confiance des partenaires internationaux, tout en accompagnant les mutations structurelles nécessaires. Cette période a ainsi été marquée par une gouvernance économique où la technocratie jouait pleinement son rôle de boussole, au service de l’État et non des conjonctures politiques.

Aujourd’hui encore, le parcours et l’action de Mongi Safra rappellent qu’une économie ne se redresse durablement que lorsqu’elle est pilotée par la compétence, la rigueur et le sens de l’intérêt général. Son nom reste associé à une phase où la Tunisie savait lire ses chiffres, respecter ses contraintes et se projeter avec lucidité dans l’avenir.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page