Retour sur deux scandales financiers majeurs: quand les enquêtes d’UniversNews mettent à nu les failles du système!!!
• Les dossiers Ben Romdhane–BH et TSI semblent différents… pourtant, l’analyse révèle une matrice commune

- Revenir aujourd’hui sur ces deux scandales, c’est rappeler que l’information financière n’est pas un exercice de communication, mais un pilier de stabilité
- C’est aussi la réaffirmation du rôle du journalisme d’investigation : alerter, documenter et déranger quand il le faut
- BH Bank : Le crédit ne constituait pas un simple risque client, mais un risque systémique latent
- TSI : Un enchaînement de pratiques irrégulières, couvertes par une communication fragmentée et une gouvernance défaillante
- Dans l’affaire TSI, le constat est sévère : l’opacité n’était pas un accident, mais un mode de gestion, permettant de retarder l’éclatement de la crise
UniversNews (SEF) – Il aura fallu des mois d’enquête, de recoupements et de résistance au confort du silence pour que la vérité émerge. Deux affaires, longtemps traitées comme de simples incidents de parcours, se sont révélées être de véritables scandales financiers, aux répercussions profondes sur l’ensemble du système.
Univers News a été le premier à en exposer les contours, à en mesurer les risques et à poser les questions que beaucoup évitaient.
Derrière les chiffres, ce sont des mécanismes défaillants, des décisions tardives et une gouvernance fragilisée qui ont été mis au jour. De la concentration excessive du risque au sein d’une banque publique à l’opacité préoccupante d’un intermédiaire boursier, ces deux dossiers ont ébranlé la confiance, secoué les marchés et rappelé une réalité implacable : lorsque les alertes sont ignorées, le coût finit toujours par être collectif.
Retour sur deux scandales financiers majeurs, révélés et documentés par Univers News, qui ont fissuré les certitudes et exposé les failles d’un système appelé à se réformer.
Affaire Ben Romdhane – BH Bank : le scandale de la concentration du risque
L’affaire débute par un chiffre qui, à lui seul, résume l’ampleur du problème : plus de 450 millions de dinars d’engagements accordés par la BH Bank au groupe de l’homme d’affaires Adel Ben Romdhane. Une exposition exceptionnelle, en totale disproportion avec les règles prudentielles de concentration du risque et les capacités financières réelles de la banque.
Dans ses premières analyses, Univers News avait alerté sur un point central : ce crédit ne constituait pas un simple risque client, mais un risque systémique latent. Les alertes internes existaient, les signaux étaient visibles, mais les décisions ont été différées, diluées, voire ignorées.
La situation s’est brutalement aggravée lorsque l’homme d’affaires a quitté le territoire, rendant le recouvrement hautement incertain. Ce qui était encore classé comme créance saine dans les états financiers s’est progressivement transformé en un coût de risque qui a lourdement impacté les comptes de la BH, mettant sous pression les résultats de la banque et soulevant de sérieuses questions de gouvernance.
Au-delà du montant, cette affaire a révélé :
- Une faiblesse des mécanismes de contrôle interne,
- Une tolérance excessive au risque de contrepartie,
- Et une incapacité à agir rapidement face à un danger pourtant identifié.
Affaire TSI : quand l’opacité devient une stratégie de survie
Le second scandale, celui de la société d’intermédiation en bourse Tuniso-Saoudienne d’Investissement (TSI), a suivi une trajectoire différente mais tout aussi inquiétante. Ici, le risque ne provenait pas d’une concentration de crédit, mais d’un enchaînement de pratiques irrégulières, couvertes par une communication fragmentée et une gouvernance défaillante.
Dès les premières révélations, Univers News a mis en évidence des anomalies graves : insuffisance de fonds propres, gestion hasardeuse des comptes clients, pratiques assimilables à de la manipulation de marché. L’enquête du Conseil du Marché Financier n’a fait que confirmer ce que nos analyses pointaient déjà.
La décision de retirer l’agrément de la société et de son dirigeant, suivie de la transmission du dossier à la justice, a marqué un tournant. Les pertes estimées à plusieurs centaines de millions de dinars ont affecté directement les investisseurs, mais aussi la crédibilité du marché financier dans son ensemble.
Dans cette affaire, le constat est sévère : l’opacité n’était pas un accident, mais un mode de gestion, permettant de retarder l’éclatement de la crise au détriment des clients et du système.
Deux scandales, une même matrice de défaillance
À première vue, les dossiers Ben Romdhane–BH et TSI semblent différents. Pourtant, l’analyse révèle une matrice commune :
- Des alertes précoces non traitées,
- Une gouvernance affaiblie,
- Un déficit de transparence,
- Et un transfert progressif du coût vers la collectivité financière.
Dans les deux cas, Univers News a joué un rôle déterminant en mettant les faits sur la place publique avant qu’ils ne deviennent institutionnels, contribuant ainsi à imposer le débat et à accélérer les réactions réglementaires.
Le véritable coût des scandales : bien au-delà des chiffres
Ces affaires ont un coût qui dépasse largement les pertes comptables. Elles ont fragilisé la confiance, entamé la crédibilité des institutions et rappelé une vérité souvent négligée: le silence coûte toujours plus cher que la transparence.
Revenir aujourd’hui sur ces deux scandales, c’est rappeler que l’information financière n’est pas un exercice de communication, mais un pilier de stabilité. Et c’est aussi réaffirmer le rôle du journalisme d’investigation : alerter, documenter et déranger quand il le faut.
Univers News, en révélant ces dossiers dès leurs prémices, a assumé pleinement cette responsabilité.



