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EXCLUSIF – Mission GAFI 2026 : ce que les inspecteurs internationaux vont réellement vérifier

  • Ouverture le 26 janvier 2026 avec les autorités financières et clôture le 13 février
  •  Banques, assurances, microfinance, paiement, factoring, professions juridiques et immobilières passés au crible

UniversNews (SEF) – Le Groupe d’Action Financière (GAFI) effectuera une mission d’inspection en Tunisie du 26 janvier au 13 février 2026, dans le cadre du suivi du plan d’action convenu avec les autorités nationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

Cette mission concernera l’ensemble de l’écosystème financier et économique, incluant banques publiques et privées, assurances, microfinance, établissements de paiement, acteurs du marché financier, sociétés de factoring, mais également les professions non financières désignées et plusieurs ministères et autorités souveraines.

Entre ces deux dates, treize jours à fort enjeu durant lesquels l’ensemble du système financier, économique et institutionnel tunisien sera passé au crible.

Banques, assurances et finance : au cœur de l’évaluation du GAFI

Selon les informations recueillies par Univers News, le GAFI accordera une attention particulière aux institutions financières, considérées comme la première ligne de défense contre les flux financiers illicites.

Seront notamment auditionnées :

  • Banques publiques
  • Banques privées :
  • Banques de taille plus réduite
  • Banques islamiques
  • Compagnies d’assurance
  • Institutions de microfinance
  • Sociétés de leasing
  • Sociétés de factoring
  • La poste Tunisienne

Les inspecteurs évalueront notamment la qualité des dispositifs KYC, la détection et la déclaration des opérations suspectes, ainsi que l’effectivité des contrôles internes.

Marché financier, paiement et transfert : vigilance renforcée

La mission s’étendra également aux opérateurs du marché financier et des services de paiement, secteurs jugés sensibles par le GAFI :

  • Intermédiaires en bourse
  • Sociétés de gestion
  • Établissements de paiement et de transfert
  • Des bureaux de change agréés

L’objectif est de mesurer la traçabilité des flux, la surveillance des transactions et la coopération avec les autorités de contrôle.

Professions non financières : immobilier, avocats, comptables et jeux sous surveillance

Le GAFI rencontrera également des acteurs classés parmi les professions non financières désignées (PNFD), souvent identifiées comme vulnérables :

  • Avocats (via le Conseil de l’Ordre),
  • Experts-comptables et comptables (OECT et CCT),
  • Promoteurs immobiliers,
  • Orfèvres et commerçants de métaux précieux,
  • Représentants du Casino de Tunis.

Ces professions seront évaluées sur leur capacité à appliquer les obligations de vigilance, de déclaration et de conservation des données.

Un test de crédibilité pour le dispositif national LBC/FT

Dans un contexte de surveillance internationale accrue, le GAFI évaluera surtout l’effectivité réelle du dispositif :

  • Coordination interinstitutionnelle,
  • Qualité des contrôles,
  • Sanctions appliquées,
  • Coopération nationale et internationale.

Des enjeux financiers et réputationnels majeurs

Les conclusions de cette mission auront un impact direct sur :

  • Le risque pays,
  • Les relations avec les correspondants bancaires étrangers,
  • L’accès aux financements internationaux,
  • L’attractivité du système financier tunisien.

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