
UniversNews (Agriculture) – Près de 150 hectares (ha) de superficies cultivées de fraises ont été endommagés à Korba, suite aux inondations survenues dans le gouvernorat de Nabeul, soit le 1/5ème des superficies des fraises (500 hectares de superficies/an). Le gouvernorat de Nabeul occupe la première place en termes de production de fraises, soit une production qui varie entre 15 et 17 mille tonnes. Moez Chaouch, président du Syndicat des agriculteurs et pêcheurs de Korba et membre du comité local de secours, a déclaré hier que les récentes inondations à Korba ont causé d’importants dégâts aux exploitations de fraises, en détruisant une grande partie de la production.
« C’est catastrophique, cette année ! », affirme un jeune agriculteur de Korba qui fait face à des pertes très importantes dans ses productions de fraises. En cause: les fortes pluies. Tout n’est pas totalement perdu. Avec une bonne météo ces prochaines semaines, ce maraîcher a bon espoir de sauver une partie de ses autres récoltes.
A Beni Aichoun, Mhamed a du mal à rentrer dans ses frais pour réussir à replanter et assurer une production convenable. Les pluies torrentielles ont provoqué des inondations et des coulées de boue. Dans les environs de Korba ce maraîcher inspecte son terrain pour évaluer les pertes. Sur ses plants de fraises, il a quasiment tout perdu. « Le coût de la production d’un hectare est élevé variant entre 80 et 120 mille dinars. Déjà, il y a l’achat des plants. Puis il y a les buttes qu’il faut faire, le plastique noir qui les recouvre, le plastique qui forme les serres aussi. Et il faut savoir que le prix du plastique a doublé, voire triplé ces dernières années », a souligné Imed, un producteur de Beni Aichoun qui continue d’énumérer les charges inhérentes à la culture de la fraise : la location des terres, l’achat de bourdons pour polliniser les fraisiers… Mais ce qui pèse le plus, ce sont bien les charges salariales » dit-il. Physiquement, on a un peu mal au dos, aux jambes, aux articulations… », explique Naceur, travailleur saisonnier. « C’est un travail avec une grande pénibilité » dit-il. Chaouch, qui a constaté les dégâts sur place, a exprimé l’espoir qu’un comité mixte soit mis en place pour évaluer les pertes, afin que les agriculteurs ne supportent pas seuls le fardeau de ces pertes et ne s’endettent pas davantage. (M.S)



