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Les Américains mettent le nez… dans le bourbier libyen??!!!

UniversNews (Politique) – Le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens de l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu lundi, au siège du département, le haut conseiller du président américain Donald Trump, chargé des affaires arabes, du Moyen-Orient et de l’Afrique, Massad Boulos, dans le cadre d’une visite du responsable américain en Tunisie pour la deuxième du genre, la première ayant été effectuée au mois de juillet dernier.

Le haut conseiller américain effectue une visite officielle en Tunisie, accompagné du sous-secrétaire d’Etat adjoint par intérim pour l’Afrique du Nord et la péninsule arabique, Kyle Liston, et du chef de cabinet de Massad Boulos, David Linfield. L’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi a également pris part à cette rencontre, rapporte la même source.  

La rencontre a été en outre l’occasion de mettre l’accent sur les relations historiques liant les deux pays depuis plus de 228 ans, fondées sur la confiance, le respect mutuel et les intérêts communs des deux peuples amis.

Les deux responsables ont saisi l’occasion pour échanger les vues sur nombre de questions régionales d’intérêt commun, passant en revue les moyens permettant de consolider la sécurité et la stabilité dans la région. Ils ont mis l’accent sur la nécessité de parvenir à une solution politique Libyo-libyenne dans le cadre d’un consensus et d’un dialogue entre les différentes composantes de la scène politique libyenne et l’accent a été mis sur la volonté de la Tunisie de continuer à déployer les efforts nécessaires pour soutenir un règlement politique dans ce pays frère et le responsable américain a exprimé son soutien au mécanisme de consultation tripartite tuniso-algéro-égyptien sur la Libye qui s’est tenu lundi à Tunis.

Réunion dans le cadre du mécanisme tripartite de concertation

A ce propos, les ministres des affaires étrangères de la Tunisie, de l’Algérie et de l’Egypte ont tenu, lundi, à Tunis, une réunion consacrée à l’examen des derniers développements de la crise libyenne, dans le cadre du mécanisme tripartite de concertation sur la Libye.

La réunion, cite un communiqué du département des affaires étrangères, a été l’occasion de réaffirmer que l’intérêt supérieur de la Libye et des Libyens constitue le principal objectif de ce processus tripartite, de mettre l’accent sur la nécessité de renforcer la concertation régulière sur le dossier libyen et de soutenir les efforts onusiens visant à garantir l’unité et la stabilité de la Libye.

A ce titre, les trois ministres ont insisté sur le principe « d’appropriation par les Libyens du processus de règlement politique de la crise que traverse leur pays », réaffirmant leur attachement à ce que la solution de la crise soit libyo-libyenne sans exclusion d’aucune partie sous les auspices des Nations unies.

Ils ont à ce propos mis en l’avant l’importance de renforcer les liens économiques entre les différentes régions de la Libye afin de parvenir à un développement économique et social global et inclusif pour le peuple libyen frère.

Un dossier inextricable ??!!!

Les trois ministres ont tenu une réunion de travail avec la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la Libye, Hanna Tetteh lors de laquelle ils ont réaffirmé leur soutien aux efforts déployés par les Nations unies en vue de parvenir à un règlement politique global, appelant à une coordination étroite avec les pays voisins directs de la Libye de manière à conférer un surcroît d’efficacité et d’efficience de la feuille de route onusienne.

À l’issue de la réunion, les ministres ont réaffirmé la nécessité de maintenir la périodicité des réunions du mécanisme de concertation tripartite, se félicitant de la tenue de la prochaine réunion au Caire à une date décidée selon les voies diplomatiques, par commun accord, entre les trois pays. Pourtant, dans un précédent article, on a évoqué les réserves de la diplomatie libyenne concernant cette réunion, qui a eu lieu en l’absence des représentants diplomatiques de la Libye.

Dans ce sens, il semble que les « réserves » du ministère libyen des Affaires étrangères concernant cette réunion reposent sur deux facteurs importants : le sentiment d’Abdul Hamid Dbeïbah que la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte n’ont pas la capacité d’influencer le cours du dossier libyen, et également l’envoi d’un message à l’Algérie, qui, selon Dbeïbah, a agi à son insu et contacté des personnes qui travaillent avec lui mais qui nourrissent d’autres ambitions de grandeur. C’est là le nœud du problème, car les intérêts personnels sont le facteur dominant en Libye, 

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