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Qu’est-ce qui reste de moi… lorsque je ne cesse de changer??!!!

UniversNews (CULT) – Les choses, les gens, les situations ne peuvent demeurer les mêmes, à jamais. Tout est appelé à changer. Notre apparence, notre état de santé, nos conditions de vie, tout est appelé à se transformer. Notre être est en permanence soumis à son évolution biologique mais aussi aux circonstances historiques, culturelles et sociales. Une vie est une succession de périodes, dans lesquelles l’individu n’est plus le même que celui qu’il était et pas encore celui qu’il sera. Le changement apparaît donc comme une donnée fondamentale de l’existence, elle-même indissociable du temps.

Notre existence étant inscrite dans le temps, nous évoluons en permanence. Nous sommes pris par les transformations de la vie biologique et sommes inscrits dans une époque. Nous subissons des événements ou des accidents. N’est-il pas évident que nous changeons avec le temps, puisque nous ne pouvons pas y échapper ? Mais, « qu’est-ce qui reste de moi quand je ne cesse de changer ?  » C’est le thème d’une rencontre philosophique organisée par Book Club à l’espace Jeelen.

Jomaa Souissi Président de Book Club a pris la parole pour clarifier les termes philosophiques abordés et pour mettre l’assistance dans le contexte de la rencontre. Ensuite, il y a eu un tour de table où les participants ont répondu brièvement à la question. Le modérateur a tenté de susciter un débat constructif en se basant sur les interventions de chacun pour poser des questions supplémentaires. Une question que chacun a comprise différemment. Certains ont pensé à l’enfant qu’ils ont été, à ces principes et ces valeurs qui les enracinent durablement. D’autres ont imaginé leur identité comme un oignon que l’on épluche: couche après couche, il ne resterait rien d’essentiel, sinon ce que l’on a patiemment construit.

Il y a aussi ceux qui ont évoqué la déconstruction comme condition de toute reconstruction de soi, ce qui subsisterait d’eux serait alors la trace de cette révolte contre le donné, l’empreinte laissée par leur refus des évidences. Mais la réflexion ne s’arrête pas là. Les participants ont également abordé la philosophie de l’impermanence, la figure du sujet contemplatif, et bien d’autres perspectives qui les ont traversés sans pour autant les secouer. (M.S)

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