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Méga-gazoduc africain: la Tunisie spectatrice d’un corridor stratégique !!

UniversNews (SEF) – La Tunisie, pays stratégique au cœur du Maghreb, se retrouve une fois de plus en marge des grands projets énergétiques régionaux. Alors que le continent africain met en place des infrastructures capables de transformer les flux énergétiques vers l’Europe, Tunis reste spectatrice, privée d’un rôle direct dans un projet qui aurait pu lui offrir revenus, influence et visibilité. Mais les relations tuniso-algériennes, souvent asymétriques, ont joué en défaveur de la Tunisie. Depuis des décennies, Alger contrôle les corridors stratégiques et s’assure que ses intérêts énergétiques priment. Résultat : la Tunisie regarde ses voisins transformer le continent et l’Europe en hub énergétique, sans y prendre part.

Dans le détail, le Trans‑Saharan Gas Pipeline n’est pas un projet ordinaire. Plus de 4 000 km de gazoduc, capables de transporter 30 milliards de mètres cubes par an, du Nigeria et du Niger jusqu’aux marchés européens. La Tunisie n’y figure pas. Le pipeline passe par l’Algérie, qui consolide ainsi sa position de hub continental. Le financement ? Nigeria, Niger et Sonatrach, la compagnie nationale algérienne. La logistique et la stratégie ont scellé le sort tunisien : rester sur le côté, spectatrice d’un corridor qui aurait pu rapporter des milliards et renforcer son influence.

Pourquoi la Tunisie a été écartée ? Simple ! Alger protège ses intérêts. Contrôler le flux vers l’Europe, garder un rôle central dans la diplomatie énergétique africaine : voilà la priorité. La Tunisie, malgré sa proximité et ses infrastructures, reste en marge. Les relations bilatérales, marquées par cette asymétrie, renforcent ce désavantage.

Les conséquences sont claires. Pas de revenus de transit. Pas de rôle diplomatique. Une influence régionale limitée. Pendant ce temps, l’Algérie consolide sa position stratégique et devient incontournable pour l’exportation de gaz africain vers l’Europe. Pour Tunis, la leçon est rude : dans les corridors énergétiques, rester spectateur coûte cher.

Le Trans‑Saharan Gas Pipeline n’est pas seulement un projet de gaz. C’est un symbole de l’Afrique qui redessine ses routes énergétiques et de l’Europe qui cherche de nouvelles sources fiables. Et pour la Tunisie ? Le message est clair : il est temps de sortir de l’ombre, de négocier et d’investir dans des projets qui la replacent au cœur du jeu énergétique régional. (KS)

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