
Tard dans la nuit de mardi à mercredi, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict concernant l’ancien procureur de la République, Béchir Akremi. Ce dernier a été condamné à une peine de 23 ans de prison ferme dans le cadre de deux affaires distinctes liées au dossier du martyr Chokri Belaïd, portant notamment sur la dissimulation de documents et de pièces à conviction essentiels à la manifestation de la vérité.
Ce jugement s’inscrit dans un processus judiciaire complexe qui vise à faire toute la lumière sur les zones d’ombre ayant entouré l’instruction de l’assassinat du leader de gauche en 2013.
Béchir Akremi, dont le rôle a souvent été au centre des polémiques et des accusations de la part du comité de défense des martyrs Belaïd et Brahmi, se voit ainsi sanctionné pour sa gestion passée du dossier.
Parallèlement à cette condamnation, le tribunal a également statué sur le sort de Habib Ellouze, figure influente du mouvement Ennahdha.
Ce dernier a été condamné à une peine de 13 ans de prison.
Ces décisions successives témoignent d’une volonté d’accélérer le dénouement des grandes affaires de sûreté de l’État et de terrorisme qui ont marqué la transition politique tunisienne.
KS



