
UniversNews (NAT) – Gain de cause pour le proviseur du lycée Ibn Abi Dhiaf, à la Manouba, après avoir été rétabli dans ses droits et repris son poste… à la suite du soulèvement auprès du personnel, du cadre éducatif et des parents des élèves de l’établissement, pour des accusations qui semblaient être surfaite, selon tous ceux qui l’avaient soutenu.
Les syndicats et la famille éducative du Lycée Ibn Abi Dhiaf ont donné une leçon d’unité et de solidarité contre l’injustice, leur permettant finalement de réhabiliter le directeur du lycée, malgré les campagnes et les mensonges orchestrés par certaines parties nuisibles à la société et au pays, qui ont tenté d’exploiter la situation à des fins électorales et par pur intérêt personnel.
Plusieurs directeurs de lycées et collèges à Manouba, rejoints par des représentants syndicaux et des parents d’élèves, avaient tenu mercredi un rassemblement de solidarité devant le commissariat régional de l’Éducation, en soutien au directeur de l’Institut Ibn Abi Dhiaf, récemment démis de ses fonctions.
Le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire à Manouba, Adel Azizi, avait indiqué que cette action vise à « rétablir les droits du directeur et à appeler à une révision de la décision d’éviction », rappelant que celui-ci a assuré la direction de l’établissement pendant onze années, « une institution éducative regroupant près de 2 500 élèves et 200 enseignants », et ce en dépit des « importantes vacances enregistrées dans différents corps ».
Les examens étaient suspendus pour le deuxième jour consécutif, alors que les actions de protestation s’étaient poursuivies jusqu’à satisfaction de la revendication, leurs initiateurs affirmant qu’elles visent également à « défendre la place de l’institution éducative, préserver l’image du secteur et garantir le respect des règles de discipline et de responsabilité au sein de l’établissement scolaire ».
En parallèle, plusieurs parents présents lors de la mobilisation ont exprimé leur inquiétude face à la perturbation des épreuves de la « semaine bloquée », estimant que la mise en situation des élèves dans ce différend pourrait nuire à leur parcours scolaire. Ils avaient appelé à des solutions rapides permettant à leurs enfants de passer leurs examens dans des conditions optimales.
De son côté, le commissariat régional à l’éducation, a assuré qu’il œuvre à résoudre la situation dans les plus brefs délais, en coordination avec les partenaires sociaux, afin de garantir la tenue des examens via une programmation exceptionnelle qui sera annoncée ultérieurement.



