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Menace en Méditerranée : L’épave du méthanier russe « Arctic Metagaz » frôle les eaux tunisiennes

Universnews – Depuis plusieurs jours, une ombre plane sur le canal de Sicile et les côtes du Sud-Est tunisien. Le méthanier russe Arctic Metagaz, abandonné et à la dérive après une explosion mystérieuse, se rapproche dangereusement de notre zone économique exclusive. Entre risque d’explosion cryogénique et pollution au fuel, la Tunisie retient son souffle.

Une « bombe à retardement » à 200 milles de Djerba ?

L’alerte a été donnée par plusieurs observateurs maritimes et relayée massivement sur les réseaux sociaux tunisiens. Le navire, qui faisait partie de la « flotte fantôme » russe pour contourner les sanctions internationales, dérive actuellement à environ 200 milles nautiques à l’est de l’île de Djerba.

Initialement déclaré coulé par les autorités libyennes début mars, le géant des mers est en réalité toujours à flot, mais totalement hors de contrôle. À son bord : une cargaison colossale de 60 000 tonnes de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) et près de 900 tonnes de fuel lourd.

Le scénario catastrophe : Explosion ou marée noire ?

Si le terme « bombe à retardement » est utilisé par les experts, c’est en raison de la nature instable du GNL. Maintenu à une température extrême de -160°C, le gaz liquéfié, s’il entrait en contact brutal avec l’eau de mer (à environ 15°C actuellement), provoquerait un choc thermique massif.

Le risque d’explosion : Une rupture des cuves transformerait le gaz en un nuage hautement inflammable, capable de provoquer une déflagration majeure en pleine mer.

La menace écologique : Bien que le gaz s’évapore sans laisser de résidus dans l’eau, les 900 tonnes de carburant du navire (le fuel de propulsion) font craindre une pollution localisée qui pourrait toucher les écosystèmes fragiles du golfe de Gabès si l’épave venait à se briser.

Vigilance citoyenne et silence officiel !

Si la psychose commence à monter sur les réseaux sociaux, notamment à Djerba et Zarzis, les autorités tunisiennes restent pour l’heure discrètes sur le dispositif de surveillance mis en place. Les pêcheurs du Sud sont appelés à la plus grande prudence et à respecter un périmètre de sécurité d’au moins 5 milles nautiques s’ils aperçoivent la silhouette massive du méthanier à l’horizon.
La Méditerranée, déjà saturée par le trafic maritime, se retrouve aujourd’hui l’otage d’une épave dont personne ne semble vouloir assumer la responsabilité, laissant les riverains tunisiens dans l’attente d’un dénouement qui ne soit pas tragique.

KS

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