
UniversNews (Politique) – Joe Kent, ancien directeur du centre national de lutte contre le terrorisme sous Donald Trump, a accusé les dirigeants israéliens et leurs alliés américains partisans de la guerre d’avoir fait pression sur Donald Trump pendant des mois pour qu’il frappe l’Iran, malgré l’absence de preuves tangibles que Téhéran représentait une menace imminente.
L’ancien soldat, qui a démissionné en début de semaine à cause de la guerre, a déclaré vendredi à l’émission « The Megyn Kelly Show » que des personnalités israéliennes et américaines avaient créé une « chambre d’écho » autour de Donald Trump, excluant les voix sceptiques du débat et le convainquant d’entrer en guerre. « J’ai vu cette bulle se former autour du président Trump. Le président était isolé, et il n’entendait donc que cette chambre d’écho », a rapporté Joe Kent.
Ce dernier a démissionné le 17 mars, déclarant qu’il ne pouvait « en toute conscience » soutenir la guerre américano-israélienne contre l’Iran, Téhéran ne représentant « aucune menace imminente » pour les Etats-Unis. Il a affirmé que les Etats-Unis avaient été poussés à la guerre par « Israël et son puissant lobby américain », alléguant que des hauts responsables israéliens et des membres des médias avaient mené une « campagne de désinformation » pour tromper Donald Trump, reprenant à leur compte les critiques d’une partie encore très minoritaire de la base trumpiste.
S’exprimant vendredi, l’ancien responsable de la lutte contre le terrorisme a comparé les préparatifs de cette opération aux préparatifs plus approfondis qui avaient précédé la décision du président américain de lancer des frappes contre l’Iran en juin dernier, qui, selon lui, n’avait été prise qu’après d’intenses discussions au sein de l’administration. Cette fois-ci, Joe Kent a affirmé que Benyamin Nétanyahou et ses conseillers, avec l’aide d’alliés pro-guerre de Donald Trump tels que le sénateur républicain Lindsey Graham, avaient réussi à pousser le président américain à agir avant que son administration n’ait pu examiner correctement toutes les répercussions possibles.
Quels que soient les arguments utilisés, le résultat a été que le président américain a alors été amené à croire que s’il agissait maintenant toute cette affaire serait rapide et facile, estime alors l’ancien chef du contre-terrorisme américain.



