Petit dégel annoncé par la secrétaire générale du CNOPT
La secrétaire générale du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) , Thouraya Ennaifer, a précisé, mardi 7 juillet2026, au site universnews que la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) s’est engagée à prendre en charge une partie des cotisations des pharmaciens en attendant le règlement des dettes restantes. Elle a souligné que les pharmacies privées continueront à appliquer le régime du tiers payant avec la Cnam, afin de permettre aux affiliés sociaux de bénéficier normalement des services liés à la prise en charge des médicaments. Ainsi la délivrance des médicaments aux personnes inscrites au régime d’assurance maladie complémentaire sera maintenue
A propos de l’accès aux soins des patients aux laboratoires d’analyses médicales privés, eux-mêmes au bord de l’asphyxie financière, la secrétaire générale du conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie a expliqué que le Syndicat tunisien des biologistes privés a annoncé, mercredi 1er juillet, la suspension totale du tiers payant, aussi bien pour les maladies ordinaires que pour celles chroniques, et ce à partir du 13 juillet 2026.Motif invoqué ? Un » impayé chronique » de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) qui dure depuis plus de sept mois, plongeant les laboratoires dans une situation financière « extrêmement difficile. Ennaifer a appelé à régler leurs arriérés et à trouver des solutions durables pour éviter une rupture d’accès aux analyses médicales qui pourrait affecter des milliers de Tunisiens.
Elle a souligné la nécessité de trouver des solutions radicales aux difficultés financières de la CNAM annonçant la création d’une cellule de crise au sein du conseil national de l’Ordre des pharmaciens . Cette cellule siègera en permanence pour suivre l’évolution de la situation concernant les arriérés de paiement dus à la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et coordonner les mesures correctives à prendre afin de garantir la protection du système de santé et des intérêts des patients, compte tenu de l’aggravation de la crise financière qui menace divers acteurs du secteur privé de la santé. « Notre conseil, dit-elle, est là pour gérer ces difficultés avec le soutien des ministères de la Santé et des Affaires sociales pour assurer la pérennité des prestations de santé, tout en sauvegardant les intérêts financiers des pharmaciens et des biologistes dont les retards de paiement plongent le secteur dans une situation financière difficile. D’où la nécessité de mettre en place des solutions durables garantissant la stabilité du système de santé et évitant la répétition de telles crises.
Mohamed Salim



