
Tunis – Univers News.La médecine esthétique évolue rapidement dans le monde entier. Elle ne fait pas exception en Tunisie. Les patients recherchent des solutions modernes et efficaces pour améliorer leur apparence, tout en minimisant les risques et le temps de récupération. Les traitements esthétiques sont de plus en plus accessibles, et les patients sont de plus en plus informés. Ils souhaitent bénéficier de techniques qui non seulement répondent à leurs besoins, mais qui utilisent également les dernières avancées technologiques. L’offre est grandissante et les prix alléchants. Mais l’ ’informel gagne cette activité avec la prolifération des injecteurs illégaux qui pratiquent des actes médicaux sans formation, mettant en danger la santé des patients. Le Conseil National de l’Ordre des Médecins de Tunisie a vite réagi pour faire face à certains intrus.
Le communiqué publié le vendredi 21 août 2026 et signé par la Présidente du conseil, Dr Rym Ghachem Attia, précise que la médecine esthétique demeure une activité médicale à part entière.Les injections et autres actes médicaux à visée esthétique doivent être réalisés par des professionnels habilités, compétents et dans des conditions garantissant la sécurité des patients.Lorsque des injections ou autres actes médicaux sont pratiqués par des personnes non habilitées, il ne s’agit plus d’une simple activité esthétique, mais d’un exercice illégal de la médecine, non dénué de risques pour la santé publique.La banalisation de telles pratiques, notamment lorsqu’elles sont ouvertement évoquées ou promues dans les médias et sur différentes plateformes, doit appeler une réaction des autorités compétentes et la prise des mesures nécessaires.
À chacun son métier, à chacun ses compétences.
Le communiqué insiste que tout acte médical doit être réalisé au sein de structures sanitaires adaptées, respectant les règles d’hygiène et de sécurité, disposant des moyens nécessaires à la prise en charge d’éventuelles complications et permettant l’exercice de la responsabilité professionnelle.À chacun son métier, à chacun ses compétences.
La médecine esthétique demeure une médecine et doit, à ce titre, être soumise aux mêmes exigences de compétence, de sécurité, d’éthique et de responsabilité professionnelle.Aucune banalisation ni aucun compromis ne sauraient être acceptés lorsqu’il s’agit de la santé et de la sécurité des citoyens.
Mohamed Sélim



