
UniversNews (SEF) – Les Tunisiens ont tout fait pour épuiser nos richesses marines, simplement par voracité et par l’appât du gain… à tel point que nous sommes souvent acculés à importer des poissons et des produits de la mer de pays bordant l’Océan et qui n’ont pas le goût de ceux de la Méditerranée.
Malgré ces agissements, le poisson demeure hors de portée de la bourse du citoyen moyen en Tunisie… et les possibilités de s’offrir un dîner ou un déjeuner avec des produits de la mer est, presque, devenu un rêve pour les ménages, même de la classe moyenne.
Entretemps, les produits de la pêche deviennent de plus en plus rare, parce que, dans nos contrées, personne n’a fait attention à ce phénomène et on ne pense, même pas à ce qu’on va laisser aux générations futures.
D’ailleurs, à titre d’exemple, la période d’interdiction de la pêche au poulpe (Octopus vulgaris) en Tunisie a été prolongée jusqu’au 15 novembre 2026, sur décision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, émise le 14 octobre 2026.
Cette décision repose sur les résultats du suivi scientifique annuel réalisé par l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), en coordination avec les autorités chargées du contrôle des activités de pêche.
L’analyse des spécimen collectés indique que la majorité des poulpes présentent un poids inférieur à la taille marchande minimale légale, fixée à un kilogramme. La Commission consultative d’organisation de la pêche, réunie le 13 octobre 2026, a ainsi préconisé la prolongation de la période d’interdiction de la pêche au poulpe d’un mois supplémentaire.
Cette prolongation d’un mois vise à accorder un temps de croissance biologique additionnel à l’espèce et à préserver les ressources halieutiques dans les eaux tunisiennes.



