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Agroécologie : quelles opportunités pour la Tunisie ?

L’agroécologie offre une réponse concrète et durable aux multiples défis auxquels fait face la Tunisie : changements climatiques, dégradation des patrimoines nourriciers, insécurité alimentaire, pauvreté rurale et exode des populations vers les centres urbains. Elle permet non seulement de produire une alimentation saine et locale, mais aussi de renforcer l’autonomie des paysans et la résilience des territoires.

Dans un pays où l’agriculture est majoritairement familiale et où plus de 90 % du territoire est soumis à l’aridité, l’agroécologie s’impose comme une solution incontournable. Elle vient renforcer les savoirs traditionnels agricoles longtemps négligés, mais profondément ancrés dans les pratiques rurales tunisiennes. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’organisation du premier atelier régional sur « L’agroécologie et les opportunités d’investissement dans les régions » les 29 et 30 septembre 2026 à Tunis dans le cadre du projet de coopération « Matière Sol », piloté par l’APIA en partenariat avec la GIZ, visant à identifier les innovations prometteuses dans l’agriculture tunisienne. L’atelier était axé sur l’identification des opportunités d’investissement dans les régions, en particulier celles contribuant à la transition écologique et à la santé des sols.

Selon la  directrice générale de l’APIA Inji Doggui «  l’investissement agricole et alimentaire est désormais principalement lié à l’innovation, à l’utilisation efficiente des ressources, au renforcement de la résilience, à la durabilité et à la création d’une véritable valeur ajoutée dans les régions,  soulignant l’importance de l’agroécologie comme approche novatrice ouvrant de nouvelles perspectives et contribuant à la transition écologique et à la santé des sols, tout en  insistant sur la nécessité de dépasser les approches de projet traditionnelles pour identifier des opportunités d’investissement réalistes et concrètes, caractérisées par leur durabilité et leur capacité de déploiement à grande échelle, en s’appuyant sur l’expérience de terrain des acteurs locaux.

Il convient de noter que ces ateliers organisés à Tunis, Sousse, Gafsa et Djerba contribueront à la recherche d’opportunités d’investissement évolutives, ancrées dans les capacités réelles des régions, et prenant en compte leurs ressources, leurs spécificités, leurs besoins et les marchés disponibles.Une approche participative a été adoptée, fondée sur la mobilisation de divers acteurs, de ressources humaines et d’expertise locale. Ceci permet de passer de la simple identification des opportunités à leur analyse, leur évaluation, leur priorisation et leur formulation de manière plus claire et plus adaptée à l’investissement.im

                                      Mohamed Sélim

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