
UniversNews (MONDE) – Il est difficile de déboulonner ceux qui croient que le pouvoir sur terre est éternel, parce que tout a une fin… même avec l’âge et que, selon le très célèbre proverbe arabe que si c’est le cas et qu’elle aurait duré pour tes prédécesseurs, tu ne serais pas arrivé à ce poste.
C’est le cas, avec le président du parlement libyen, Akila Saleh, qui vient d’être évincé de son poste qu’il occupe depuis 2014. Après plus de 12 ans à la tête de la Chambre des représentants libyenne depuis août 2014, les membres de l’institution ont élu le député Assalihin Abdelnabi Labidi, proche du gouvernement turc d’Ordogan comme nouveau président du Parlement. Cette élection a eu lieu lors d’une séance tenue à Benghazi, présidée par le deuxième vice-président Misbah Douma, au cours de laquelle 98 députés ont voté en faveur d’une modification du règlement intérieur ; celle-ci instaure un système de mandat parlementaire visant à mettre fin au monopole sur le poste et à permettre un renouvellement périodique de la présidence.
Bien qu’Akila Saleh ait rejeté les conclusions de la séance, les qualifiant d’illégales au motif qu’elles contrevenaient aux procédures et au règlement intérieur, les députés ont procédé à l’élection de Labidi. Ce dernier est ingénieur civil et député de Tobrouk depuis 2014, issu de la même tribu que Saleh.
Labidi est reconnu pour ses positions équilibrées et son expérience au sein des commissions des infrastructures et des affaires étrangères ; il a également présidé la «Commission d’amitié parlementaire libyo-turque» visant à renforcer la coopération diplomatique et économique, ce qui a fait de lui un candidat de consensus pour un bloc parlementaire désireux de sortir de l’impasse et de réformer le règlement intérieur du Parlement.



