
UniversNews (Politique) – L’ancien chef du Haut Conseil d’État libyen, Khaled al-Mishri, a déclaré que l’assassinat de Seïf al-Islam Kadhafi et son retrait subséquent de la scène politique servaient, d’une manière ou d’une autre, les intérêts de plusieurs acteurs influents, particulièrement Khalifa Haftar et son fils Saddam Haftar.
Al-Mishri a précisé que cet avantage politique ne signifie, d’aucune manière une accusation contre qui que ce soit ou faire l’objet de poursuites pénales contre quiconque.
Il a estimé que le départ d’un acteur politique de l’envergure de Seïf al-Islam permettrait de désengorger la scène politique libyenne, notamment dans le contexte des discussions autour des élections, mais il a souligné la nécessité de faire la distinction entre ceux qui peuvent se sentir politiquement à l’aise et ceux dont la responsabilité dans un crime d’assassinat est prouvée.
Al-Mishri a qualifié l’assassinat de Seïf al-Islam Kadhafi de nouvelle choquante et surprenante pour la plupart des acteurs politiques et des observateurs de la situation libyenne, et a mis en garde contre le risque que les assassinats ne deviennent une nouvelle méthode d’élimination des opposants en dehors de tout cadre légal.
Il a déclaré que cet événement ne concerne pas seulement Seïf al-Islam en tant que personne influente, sur la scène politique, mais ouvre également la voie à une logique dangereuse qui menace ce qui reste de la stabilité politique et sécuritaire du pays.
L’ancien président du Haut Conseil d’État libyen a souligné, d’autre part, que Seïf al-Islam, malgré la controverse juridique et politique qui entourait son personnage ce que certains appellent « la révolution du 17 février » et son arrestation, n’était pas apparu récemment comme quelqu’un qui appelle à la confrontation ou à l’escalade, même après son retour partiel sur la scène politique et son inscription aux élections de 2020, ce qui fait de son assassinat l’objet d’une grande surprise et de nombreuses interrogations.
Déjà la tension est à son summum, avec les Hannibal, Messadi et Mohamed, sont rentrés en Libye pour assister aux funérailles de leur frère Seïf-al-Islam dans la ville de Bani Walid après avoir coordonné avec le gouvernement d’unité nationale pour mener à bien les procédures. Ceci intervient après le refus de la sécurité intérieure de Haftar et les services de sécurité que le défunt soit enterré dans la ville de Syrte.
Ce qui est certain… c’est que la situation ne va pas se décanter de sitôt, et il faut attendre pour voir la réaction des tribus partisanes de Kadhafi et qui sont nombreuses, face aux aspirations de Abdelhamid Debeïbeh, à l’ouest et les Haftar et consorts, à l’est. Il va sans dire que l’assassinat de Seïf al-Islam Kadhafi risque d’ouvrir les portes de l’enfer… très larges et que l’heure de la réconciliation n’est pas pour demain !!!



