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Beni Khalled-Menzel Bouzelfa : une chute de la production d’agrumes de 60 % : les fellahs appellent à une indemnisation rapide

Tunis – Univers News. Sols secs, manque de pluie… et c’est au niveau de l’arboriculture que les premiers effets de cette sécheresse se font ressentir.Les arbres devraient avoir du mal à mobiliser l’eau pour leur croissance.Conséquence: les agrumes au Cap Bon ont un développement plus lent et tardif.

A Beni Khalled, Menzel Bouzelfa, Nianou, Soliman, la saison est marquée par un manque de précipitations, des températures élevées et un vent du nord-est qui assèchent les sols en surface. Les agriculteurs résistent et espèrent une amélioration de la situation. Mais le dérèglement climatique a fait souffrir les exploitations d’agrumes .Les fellahs sont certes accoutumés aux aléas climatiques mais les canicules de plus en plus récurrentes leur rendent la vie dure. Le manque d’eau s’ajoute aux pertes de rendements dues aux températures extrêmes, les mettant en difficulté pour leurs agrumes . Les conséquences financières seront désastreuses pour ces fellahs

Les agriculteurs face à la sécheresse : quelle est l’ampleur des dégâts ?

Les agrumes sont particulièrement touchés par le stress hydrique et la dégradation des sols.En outre, les événements climatiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les inondations et les vents violents provoquent des pertes importantes de récoltes et fragilisent les agriculteurs qui ont justement pas de réserves d’eau. Faut-il les soutenir ?

Parmi les dégâts les plus importants figurent la chute massive des fruits et la mort de certains arbres, dus à des maladies affectant les cultures, ainsi qu’aux vagues de chaleur et aux coupures de courant survenues durant l’été, qui ont également perturbé l’irrigation. Le pourcentage de pertes varie d’une exploitation à l’autre, atteignant jusqu’à 55 % et 60 % dans certains cas.Béchir Aounallah, président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche de Beni Khalled

, a souvent mis en garde contre la dégradation des réseaux de distribution d’eau et les retards d’irrigation qui menacent les vergers d’agrumes à Béni Khalled, Soliman et Menzel Bouzelfa, augmentant les risques de propagation de la maladie du dépérissement rapide (Tristeza)

Il a appelé à une indemnisation rapide des producteurs d’agrumes pour les dégâts subis par leurs exploitations suite aux nombreuses difficultés rencontrées récemment par le secteur.Il a expliqué que des experts du ministère de l’Agriculture ont effectué des visites sur le terrain pour évaluer les dégâts et ont remis un rapport au ministère. Cependant, selon lui, aucune indemnisation n’a encore été annoncée pour les personnes touchées.« Cette situation, explique-t-il, remet au premier plan la question de l’indemnisation agricole, d’autant plus que la nouvelle saison approche et que les producteurs ont encore besoin de liquidités pour remettre leurs exploitations en état et maintenir leur capacité de production. La question demeure : après l’évaluation des dégâts et la remise du rapport, quand l’indemnisation parviendra-t-elle aux agrumiculteurs touchés ?

Mohamed Selim

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