
UniversNews (SEF) – La Tunisie a clôturé l’année 2025 avec un déficit budgétaire de 8,975 milliards de dinars, contre 10,091 milliards en 2024, selon les données publiées par le ministère des Finances.
En matière de dette, le pays a remboursé 17,830 milliards de dinars au titre du principal, répartis entre 9,674 milliards de dinars pour la dette extérieure et 8,804 milliards de dinars pour la dette intérieure.
À la fin 2025, le stock de la dette publique représentait 82,1 % du produit intérieur brut (PIB), contre 84,9 % à titre de l’année 2024. Le déficit, rapporté au PIB, s’établit à 5,2 %, contre 6,3 % en 2024.
Du côté des recettes, les ressources budgétaires de l’État ont atteint 49,699 milliards de dinars, enregistrant une hausse de 5,7 % par rapport à l’exercice 2024. Les revenus fiscaux représentent 44,750 milliards de dinars, en progression de 7,3 %, tandis que les revenus non fiscaux s’élèvent à 4,746 milliards de dinars, en hausse de 1,8 %. La pression fiscale, calculée sur l’ensemble de l’économie, s’établit à 25,9 % en 2025.
Les dépenses publiques ont également augmenté, de 3,5 % pour atteindre 58,471 milliards de dinars, soit un surcoût de près de 2 milliards de dinars par rapport à 2024.
Cette hausse est notamment portée par les charges de personnel, en hausse de 4,5 %, pour s’établir à 23,281 milliards, et par les dépenses de fonctionnement et de gestion, qui ont respectivement augmenté de 1,2 % et 4,6 %.
En revanche, les dépenses d’investissement ont légèrement reculé de 0,3 %, pour atteindre 5,730 milliards de dinars, soulignant une prudence dans les projets de développement malgré les besoins persistants du pays.
Cette situation reflète un équilibre fragile : si le déficit se réduit et que les recettes progressent, la pression sur le budget reste forte, et le financement de l’investissement demeure limité. La vigilance reste de mise pour soutenir la croissance tout en poursuivant la maîtrise des dépenses publiques.
KS



